Le président Barack Obama a rendu mardi hommage au rôle de la musique "soul" de Memphis (Tennessee, sud) dans l'histoire américaine ainsi qu'au rôle que ce style musical a joué dans l'avancée des droits civiques aux États-Unis, entouré d'un aréopage de légendes de ce genre musical lors d'un concert à la Maison Blanche.
"Dans les années 1960 et 1970, Memphis a eu sa part de divisions et de discorde, et d'injustice", a rappelé M. Obama. C'est dans cette ville que le pasteur Martin Luther King, héraut des droits civiques, a été assassiné il y a 45 ans. Mais la soul "a essayé de combler ce fossé", a affirmé M. Obama, accueilli sur scène non par le traditionnel hymne présidentiel "Hail to the Chief", mais "Green Onions", célèbre instrumental de Booker T. and the MG's. C'est d'ailleurs le chef de file Booker T. Jones, 68 ans, qui assurait la direction du concert de mardi.
Booker T. and the MG's, vedette du label de musique Stax, était composé de Noirs et de Blancs, un fait rare dans une ville encore marquée par la ségrégation, a rappelé M. Obama, premier président noir des États-Unis. Au début des années 1960, ses membres "n'étaient pas autorisés à aller à l'école ensemble, ils n'étaient pas toujours autorisés à voyager ou manger ensemble, mais rien ne pouvait les empêcher de jouer de la musique ensemble", a encore dit le dirigeant.
Il a fait rire l'assistance en affirmant qu'il ne s'exprimait "pas seulement en tant que président, mais en tant que l'un des imitateurs les plus célèbres d'Al Green", un autre chanteur soul. M. Obama, en campagne de réélection début 2012, avait fait sensation en interprétant sur scène à New York quelques secondes du tube "Let's stay together".
Participaient également à l'évènement Justin Timberlake, Sam Moore, Mavis Staples, Charlie Musselwhite et Ben Harperen.
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