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mercredi 19 mars 2014

Lady Linn : « High ? Des chansons pop honnêtes et fraîches ! »


A quelques jours de la sortie de « High », son troisième opus à paraître chez Universal Music France le 31 mars prochain, la chanteuse Lady Linn s’est entretenue avec nous. La jeune belge revient sur son parcours : de ses débuts à Gand à la réalisation de son dernier disque en passant par sa dernière découverte musicale. Rencontre.




Tout d’abord, et pour ceux et celle qui ne te connaissent pas encore, peux-tu revenir sur tes débuts dans la musique et nous dire comment ton projet Lady Linn And Her Magnificient Seven a débuté ?

Au début je souhaitais devenir pianiste. A l’âge de 15 ans j’ai commencé à chanter dans un groupe de Rock fondé par des amis et je me suis vite rendue compte que j’étais en fait meilleure chanteuse que pianiste !(rires). A 18 ans, je suis entrée au conservatoire de Gand pour apprendre le chant Jazz. C’est là-bas que j’ai découvert mon amour pour le Jazz et c’est à la fin de mes études que j’ai formé le groupe Lady Linn And Her Magnificient Seven.

Comment décrirais-tu le son de ton groupe ?

Je crois que l’on peut décrire le son des deux premiers albums comme étant un mix entre le Jazz des années 40, la Soul et la Pop alors que celui du nouvel album est purement Pop avec des influences de Disco, Reggae , R’n’B, Soul, House, Gospel, Folk…

Mais je crois que le son de Lady Linn est une combinaison entre ma voix, le jeu des musiciens et évidement l’apport essentiel du producteur Renaud Létang qui a tenté de faire quelque chose d’original, sans copier des choses existantes, pour créer notre petit monde musical bien à nous !

Ton nouveau disque sortira le 31 mars. Comment l’enregistrement s’est –il déroulé ? Comment certains titres ont-ils vu le jour ?

J’ai commencé à composer à la maison avec juste mon piano et ma guitare. Une fois les démos prêtes, je les ai confiés à Bruno De Groote, un très bon guitariste, pour qu’il s’occupe des arrangements guitaristiques. Nous nous sommes ensuite rendus en studio où Renaud a concocté les beats de chacun des titres. Parfois une ballade s’est transformée en titre au tempo rapide ou vice versa. Bruno et moi avons enregistrés les chansons en nous basant sur les beats de Renaud, ensuite chacun des musiciens a enregistré sa partie instrumentale.

Beaucoup de gens considèrent le troisième album comme une étape importante dans la carrière d’un artiste. Crois-tu que cela vaut pour toi et un disque comme High ?

Je pense bien ! C’est une étape importante, celle qui me permettra de laisser de côté l’image de chanteuse Jazz rétro que l’on m’a collé ! J’adore la House et chanter avec FCL[1] dans des clubs à travers l’Europe, le Royaume Uni, à Ibiza… Je pense que cet album est une combinaison de tous les styles dans lequel j’aime chanter ! Bien sûr j’aime énormément chanter le Jazz. Je chante aussi chaque semaine dans des petits cafés de Gand, L’une des choses les plus sympas à faire, c’est de jammer avec d’autres musiciens !

A l’écoute de High, on a vraiment l’impression que tu as voulu ou eu le besoin d’explorer une toute nouvelle voie musicale car on entend clairement des influences Dance et Electro-Pop sur ce disque…

L’influence Elctro c’était clairement l’idée de Renaud ! Il savait que j’aimais chantais du Disco, de la House et de la Dance en général et c’est lui qui a voulu intégrer cet élément à mes chansons. Les chansons sont Pop, mais leur son est clairement l’œuvre de Renaud et des musiciens.

Cette nouvelle orientation musicale a-t-elle influencé le travail de production de Renaud Létang ? Des changements dans votre façon de travailler en commun ?

« No Goodbye At All », l’album précèdent, représentait une approche nouvelle pour Renaud, toute la musique était quasiment terminée. Pour cet album il a eu bien plus de liberté, il a vraiment pu y apporter sa patte et j’adore le résultat !

Sur cet album, quelle est ta chanson favorite ?

Mes titres préférés sont « The Beat » et « Remember », impossible de choisir entre les deux ! (rires)

En deux mots, High c’est…

Des chansons Pop honnêtes et fraiches !

Sinon, quelle est la dernière découverte musicale intéressante que tu aies faite ?

Ok ! bon, ce n’est pas vraiment une découverte, tout le monde les connait, mais j’ai bien aimé l’album de Daft Punk.

Va-t-on bientôt de retrouver sur scène ? Quelque chose à dire au public et fans français en particulier ?

Notre concert marquant la sortie de High aura lieu le 4 juin prochain, sur la scène du Divan Du Monde à Paris

Je tiens vraiment à dire que j’apprécie le public français ! Les gens sont vraiment chaleureux et ouverts ici, ils transmettent tant d’énergie ! Nous sommes tous impatients de jouer de nouveau en France et d’avoir encore l’occasion de parler français !

Merci beaucoup pour l’interview (en français dans le texte !) !



Propos recueillis par Xavier Fluet pour La Gazette De Paris.



Lady Linn en quelques dates



1981 : Lien De Greef, alias Lady Linn, est née le 27 avril à Gand, en Belgique. 

2008 : Elle sort en Belgique son premier album intitulé « Here we go again ».

2009: L’album « Here we go again » sort en France.

Elle remporte 2 Music Industry Awards (Victoires de la musique belges) dans la catégorie « meilleure artiste féminine » et « meilleur album pop ».

2011: Elle sort l’album « No Goodbye at all », en Belgique.

2012 : « No Goodbye at all » sort en France le 19 mars.

2014 : « High » sort en France le 31 mars.





[1] FCL est le projet parallèle au sein duquel Linn interprète des classiques de la House Music et des Gospels

mercredi 24 juillet 2013

le retour à la musique de Bertrand Cantat se précise

Bertrand Cantat  - AFP Sebastien Bozon ©

Dix ans après le meurtre de l'actrice Marie Trintignant à Vilnius, le retour à la musique de Bertrand Cantat se précise avec un album solo annoncé pour novembre, faisant suite à de multiples collaborations. Condamné à huit ans de prison pour le meurtre de sa compagne, le chanteur a été libéré en 2007, mais il est longtemps demeuré très discret.

Jusqu'en août 2010, un contrôle judiciaire lui imposait de s'abstenir de produire tout ouvrage ou œuvre audiovisuelle liés à la mort de Marie Trintignant et de ne pas s'exprimer publiquement sur ces faits. Sa première tentative de renouer avec une carrière musicale s'est soldée par un faux départ. Peu après sa sortie de prison, Bertrand Cantat s'est remis à répéter avec Noir Désir. Si le groupe affirmait travailler "sans pression, ni calendrier", un retour se profilait avec la mise en ligne sur internet de deux titres inédits. Mais le 30 novembre 2010, le groupe annonçait sa séparation après le départ du guitariste Serge Teyssot-Gay en raison de "désaccords émotionnels, humains et musicaux".

C'est donc sans Noir Désir, et pas à pas, que le chanteur a repris contact avec le public. Ses premières apparitions ont provoqué une vive émotion. La colère de ses détracteurs a été à la hauteur de la ferveur de ses fans, tandis que de nombreux observateurs hésitaient entre curiosité et malaise. En octobre 2010, son retour sur scène a été un événement pour lequel les places se sont arrachées. Deux mille personnes sont venues l'acclamer en invité "surprise" de ses amis du groupe Eiffel, chez lui près de Bordeaux.

"questionnement" Un an plus tard, l'annonce de sa venue à Avignon a provoqué un tollé, conduisant le chanteur à annuler sa participation à la représentation de la trilogie "Des Femmes" du metteur en scène Wajdi Mouawad, dont il avait composé la musique. Progressivement, ses apparitions sur scène -- toujours en "invité" d'autres artistes -- ont suscité de moins en moins d'émoi et d'effervescence. Sur disque aussi, le chanteur s'est peu à peu fait plus présent. Il est d'abord apparu discrètement au côté d'artistes bordelais, comme le slammeur Souleymane Diamanka ou le groupe Eiffel. Il a ensuite offert un tube à Shaka Ponk, contribuant à l'explosion médiatique du groupe. Puis, il a largement posé son empreinte créative sur "Folila" le dernier album du duo malien Amadou et Mariam, dont il interprétait quatre titres.

Depuis de longs mois, il travaille à un album solo, le premier de sa carrière, initialement attendu au printemps dernier. Dans une très rare interview accordée à Sud-Ouest, Bertrand Cantat, qui écrivait tous les textes de Noir Désir, a évoqué l'an dernier un disque "très personnel", dont la gestation semble avoir été difficile. "Le questionnement est excellent dans une créativité. Jusqu'à un certain point. Jusqu'à ce que le questionnement soit paralysant. C'est-à-dire que la spontanéité n'est pas évidente à trouver par rapport à l'évidence et la bêtise du commentaire à venir", a-t-il déclaré quelques mois plus tard à Libération. Car Vilnius continue régulièrement de faire la "une" des journaux. Ces derniers mois, à l'approche de l'anniversaire de la mort de Marie Trintignant, plusieurs livres sont revenus sur le drame, les raisons de l'éclatement de Noir Désir et du suicide de son ex-compagne Kristina Rady. Dévastatrice pour l'image du chanteur, chacune de ses parutions vient compliquer le retour musical de Bertrand Cantat, forcément synonyme de retour médiatique. Contactée par l'AFP, sa maison de disques Barclay (Universal), a confirmé que la sortie de l'album était prévue à la fin de l'année, "normalement" en novembre.

mardi 2 juillet 2013

PLG desormait propriété de Warner Music Group


parlophone

Vivendi et Universal Music Group ont annoncé lundi l'aboutissement de la cession du label Parlophone à Warner Music Group, pour un montant de 487 millions de livres sterling (568 millions d'euros).
"Cette transaction représente un montant en cash de 487 millions de livres sterling. Elle constitue la dernière cession significative exigée par la Commission européenne dans le cadre de l'acquisition d'EMI Recorded Music", est-il précisé. La Commission européenne avait donné le 15 mai son feu vert au rachat par la major du disque d'une partie des activités européennes de sa concurrente EMI Music, rachetée par Universal Music Group, parmi lesquelles Parlophone Label Group (PLG). Universal Music s'était en effet engagé à se séparer de PLG pour obtenir l'aval de la Commission au rachat d'EMI Music l'an dernier pour 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d'euros au cours actuel). Parlophone Label Group recouvre plusieurs labels, à commencer par Parlophone, qui a sous contrat des artistes comme Coldplay, David Bowie ou Tina Turner. Il détient aussi les labels Chrysalis (Depeche Mode, Moby) et Ensign, ainsi que des activités en France, Belgique, Espagne, Suède, République tchèque, Norvège, Slovaquie ou Danemark. "Au total, le montant net en cash des cessions réalisées s'élève aujourd'hui à 562 millions de livres sterling pour Vivendi (soit environ 700 millions d'euros)", précise un communiqué.

mercredi 15 mai 2013

Rachat par Warner Music des activités d'EMI


warner



Feu vert de Bruxelles au rachat par Warner Music des activités d'EMI en Europe. La Commission européenne a donné mercredi son feu vert à l'aquisition par la major américaine du disque Warner Music Group d'une partie des activités européennes de sa concurrente EMI Music, rachetée par Universal Music Group, parmi lesquelles le label Parlophone.
La Commission a estimé que l'acquisition par Warner Music Group de Parlophone Label Group (PLG) "ne posait pas de problème de concurrence". En effet, a-t-elle noté à la suite de son enquête, "après cette acquisition, Warner Music Group continuera d'affronter la concurrence des deux majors restantes, Universal Music Group et Sony, et de labels de musique indépendants". Mieux, selon plusieurs parties interrogées dans le cadre de l'enquête de la Commission, l'opération pourrait même accroître la pression concurrentielle exercée sur Universal Music Group et Sony.

Parlophone Label Group recouvre plusieurs labels, à commencer par Parlophone, qui a sous contrat des artistes comme Coldplay, David Bowie ou Tina Turner. Il détient aussi les labels Chrysalis (Depeche Mode, Moby) et Ensign, ainsi que des activités en France, Belgique, Espagne, Suède, République tchèque, Norvège, Slovaquie ou Danemark. La transaction, qui doit être payée en numéraire pour 487 millions de livres (577 millions d'euros), est prévue pour la mi-2013. Universal Music s'était engagée à se séparer de PLG pour obtenir l'aval de la Commission au rachat d'EMI Music l'an dernier pour 1,2 milliard de livres (1,4 milliard d'euros au cours actuel).