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samedi 13 juin 2015

Des nouvelles du Lilix And Did Rock Band

Tout recement, Lionel Riss nous a envoyé des nouvelles fraîches concernant le Lilix And Didi Rock Band dont nous vous parlions il y a quelque temps sur notre site.

Dans le désordre, voici les infos données par Lionel:


On est signé ! !

label

Le label M&O Music nous prend sous son aile pour nous donner un petit coup de pouce. Ils sont plutôt spécialisés dans le métal, mais ont craqués pour nos deux punkettes :o)


On est distribué !! CD dans les bacs le 29 juin !!

CD en bac

Grace à notre label, le disque "Autre chose à faire le soir" sera bientôt disponible en magasin  !! Vous pouvez si vous voulez le pré-commander dès à présent sur votre boutique en ligne préférée. Sinon, rendez vous dans toutes les bonnes cràmeries le 29 juin :), et surtout, faites circuler l'info !

On va passer à la TV !!

GULLI

Et pas sur une obscure chaîne du cable svp : Sur GULLI, dans l’émission Wazup, le 24 juin à 20h30 ! Soyez présent devant le petit écran ! Interview et captation concert. Yeahhhhhhhhh



On va être à l'honneur dans OKAPI !!


OKAPI


Bon, ok, ce ne sont pas les articles de presses qui manquent (cf ici ) mais la, ça va être du costaud ! Pas impossible du tout qu'on ai nos rockeuses présentes sur la couverture !! Et cerise sur la gateau, ce numero d'Okapi sera distribué chez Quick avec les menus ! !



On a notre clip vidéo !!

CLIP

Déjà visionné plus de 1500 fois ! Venez le voir , le liker, le commenter, ça se passe ici .


On a plein de concerts à venir !!

21 juin : 16h00 à Gif/Yvette, au Val Fleury , derrière le centre culturel puis à 20h à Villepreux (78) (deux concerts pour la fête de la musique :o)
28 juin, Ã Villeconin (91) pour le festival FESTIVALLEE
1er Juillet au Radazik des Ulis, apràs-midi "les enfants font du rock" , entrée gratuite mais sur résa (par retour de ce mail par exemple, ou au 06 29 71 82 35) ; FACEBOOK Evénement FB
3 Juillet : sur une scène extérieur à Chilly Mazarin
16 Aout : festival de Gartempe à Saint Savin (86)
5 Septembre : Dourdan, en ouverture d'Alexx & Mooonshiners (groupe tràs tràs bien d'ailleurs, soit dit en passant ;o)
14 Novembre - Egly (91)
23 janvier : Orsay, pour la Nuit du Rock, avec Litlle Bob !
D'autres dates à venir 


On a crée une page Facebook !!

On a créé cette page : www.facebook.com/lilixdidi

mercredi 10 décembre 2014

Un nouveau clip pour le Dirty South Crew


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A l'approche des fêtes de fin d'année et à tout juste quinze jours de Noël, le Dirty South Crew nous offre de découvrir la vidéo accompagnant le titre Speed, tiré de Wake Up, leur second album, sorti fin mai et sur lequel je revenais, il y a quelque mois, dans La Gazette De Paris, .
On redécouvre ici ce titre dans une version acoustique. De quoi finir 2014 et ses froides soirées d'hiver sur une note de douceur... 


samedi 15 novembre 2014

Critique musicale: Cherry Boop And The Sound Makers – The Way I Am (2014)


Flashback : Premiers pas et premier opus

Cherry Boop. Ce pseudonyme rappellera sans hésitation  à l’auditeur de The Way I Am une pin-up d’animation bien célèbre depuis ses débuts télévisuels dans les années 30. Mais la Boop se trouvant au centre de l’œuvre discographique qui nous occupe ici n’est pas née de l’imagination de Max Fleischer[1] car, si elle aussi donne de la voix, elle est bel et bien de chair et d’os.
Tenter de coucher sur le papier les étapes successives du parcours artistique de Cherry Boop et ses faiseurs de son nous révèle assez vite que la demoiselle fut dans « une première vie » danseuse, parcourant les scènes françaises et américaines, parisiennes et new-yorkaises en particulier, en tant que danseuse de Jazz[2]. Mais c’est d’une carrière dans la Chanson dont rêve bien plus la demoiselle, discipline et pratique vocales se substituent donc vite aux discipline et pratique sportives exigées par le métier de danseuse.

Going Anywhere, premier opus autoproduit,
 sorti en 2009.
Les premières incursions de celle qui revendique les influences conjuguées de Dusty Springfield, Tammi Terrell, Brenda Holloway et autre Marilyn Monroe dans l’univers musical se concrétiseront une première fois le 27 avril 2009. C’est ce jour-là, en effet, que sortait Going Anywhere[3], premier effort discographique autoproduit de Cherry Boop accompagnée de ses Sound Makers, groupe constitué à l’origine d’une choriste et de quatre musiciens, et paru sur le label Big 8 Records.

Cet opus fut enregistré et mixé par Woody Boy et Victor Rice entre la France et le Brésil, au Labo Studio à Paris et le Estudio El Rocha de Sao Paulo. Le mastering lui s’est déroulé à New York City, au studio West West Side Music, et est l’œuvre d’Alan Douches[4].

Going Anywhere,  souvent présenté comme un disque à forte imprégnation de Ska[5] traditionnel, plutôt bien garni, ne refermant pas moins de 16 titres (14 compositions et 2 remixes dus à Victor Rice), nous offre sur sa longueur une heure et cinq minutes de musique. De son contenu, on peut avant tout retenir la prévalence des titres pourvus de tempos rapides et modérés, soutenus par une production à la fois propre et feutrée ou encore la mise en valeur des rythmes syncopés et enjoués grâce auxquels les cuivres et les percutions tirent sans problème leur épingle du jeu. Sur cet ensemble vivace et coloré, qui évoque à l’auditeur l’influence des Big Band de  Jazz des années 30, les voix cristallines de Cherry et sa choriste se fondent, se répondent et s’harmonisent joliment. Au milieu de tous ces ornements festifs se déroulent aussi quelques titres aux tempos plus lents, laissant de la sorte entendre et apprécier une autre influence majeure, déjà présente sur ce premier album : celle de la Soul Music américaine. Going Anywhere s’est surtout vu auréolé d’un succès d’estime à sa sortie, retenant avant tout l’attention des amateurs du genre. Il n’en reste pas moins un disque honnête, bien réalisé, délivrant une ambiance festive et demeure très plaisant a écouté. Un premier essai placé dans l’ornière du Ska, avec influence Jazz, réussi qui se devait bien sûr d’être transformé tôt ou tard…

The Way I Am ou l’escapade américaine

Si son prédécesseur fut conçu entre Paris et Sao Paulo il n’en fut pas de même pour The Way I Am. Son enregistrement se déroula bien en Europe, mais en Espagne cette fois et non en France comme précédemment. C’est en effet à Girona, au studio Estudis Ground, que Cherry Boop And The Sound Makers enregistrèrent les onze titres que renferme ce disque. Cette étape de la conception de l’album fut placée sous la houlette du compositeur Olivier Pot. Directeur du tout jeune label Raymuse Records, ce dernier officiait déjà sur  Going Anywhere, mais en tant qu’auteur. Les titres de The Way I Am portent en majorité la double signature Cherry Boop/Olivier Pot.

La musique  que nous découvrons ici se singularise assez nettement de celle proposée il y cinq ans, une musique puisant ses racines dans la Soul américaine se voyant ici mise en valeur, se situant du même coup assez loin de la première expérience Ska. Il est aussi intéressant de relever que le groupe ayant œuvré sur ce nouveau disque s’est constitué progressivement, au fur et à mesure de l’avancement de celui-ci. Les Sound Makers ne sont plus tout à fait les mêmes, certains sont partis, d’autres arrivés. Cela a certainement facilité ce changement de style musical. Les musiciens du groupe on également pu bénéficier des retombés de quelques rencontres faites lors de l’élaboration de ce disque, des invités, musiciens de toutes nationalités, ont ainsi prêtés leur concours lors de l’enregistrement.

Pour donner corps à cette inspiration Soul, et aidé en cela par l’arrangeur Joan Barrientos et l’ingénieur du son Cisco Ruet, Olivier Pot n’hésita pas à puiser dans le vivier du répertoire de maison de disques telles Tamla-Motown[6] ou Stax[7]. Le répertoire inspire, les techniques d’enregistrement aussi. Tout le groupe se les réappropria afin de restituer l’âme et l’énergie du son des 60’s. Micros à bande, Wurlitzer , Glockenspiel et autres instruments d’époque ont ainsi pu trouver place sur The Way I Am. Cherry Boop elle-même qualifie cette entreprise comme suit :

[Il fallait] "Respecter les secrets de fabrication de la Soul, sans singer le répertoire mais en proposant des mélodies originales, dans un langage contemporain."[8]

Il y a environ deux ans, une fois la composition et l’enregistrement de ce nouveau recueil de chansons achevés, toute l’équipe s’envola en direction des Etats-Unis pour d’atterrir à Philadelphie[9]. Là-bas, ils investirent les murs d’un studio nommé « The Graveyard », détenu par Bobby Eli[10], pionnier et l’un des principaux représentants de ce que beaucoup appellent aujourd’hui le « son de Philadelphie » ou « Philly Sound », membre du collectif de musiciens MFSB et détenteur de plusieurs Grammy Awards. Ce dernier prit en charge le mixage et la production de l’album, y apportant bien sûr sa touche personnelle et lovant toutes les compositions dans un écrin sonore profondément Soul.

Au sujet de cette collaboration prestigieuse, la chanteuse déclara :

"Je l'avais contacté comme on envoie une bouteille à la mer, et contre toute attente, il a répondu ! Il aimait nos chansons et notre étonnante machine à remonter le temps."[11]

Autre présence singulière à noter sur ce disque, présence que celle de Bobby Eli aura sans doute facilitée, celle de William Hart, chanteur du groupe The Delfonics,[12] Hart pose ici sa voix sur une reprise en duo du titre  I Want To Give You My Everything, originellement popularisé par le chanteur jamaïcain  Carlton Douglas, en 1974, suite à sa parution sur l’album Kung Fu Fighting, signé par ce dernier. Bobby Eli prit également soin de capter pour ce disque le son des Eboni Strings Of Philadelphia, ensemble de cordes présent sur cinq des onze titres.

45T. du single I Want To Give You My Everything ,
 paru au  mois d’avril 2013.
La réalisation de l’opus achevée, reste à le sortir et à en assurer la promotion. Cherry Boop et ses Sound Makers se mirent donc ensuite en quête d’un label. Après plusieurs mois de recherches, accord fut finalement trouvé avec le label d’outre-Manche Outta Side Records, spécialisé dans la réédition d’œuvres de Soul Music datant des années 60[13]. Cette signature se concrétisa au travers d’un partenariat avec Graig Charles de la BBC ainsi que la parution d’un premier single, annonçant l’album à venir, au format 45T. C’est la reprise d’ I Want To Give You My Everything qui en fit les frais, accompagné, en face B, du titre No Answer, lui aussi extrait de l’album The Way I Am[14]. 

Le vinyle deux titre est rendu disponible le 13 avril 2013[15] et est distribué en ligne, dans les enseignes Rough Stade Records et chez les disquaires parisiens Groove Store et Betino’s Records, entre autres.
Cet EP, après une présentation au Hilton Moder Soul à Londres[16], sera un joli succès, se vendant à quelques 2500 unités outre-Manche et outre-Atlantique[17].

C’est tout juste un an après cette première sortie que parait The Way I Am, l’opus se voyant commercialisé dans l’hexagone le 17 avril 2014[18].

Ce disque renferme une production très soignée, « carrée », calibrée et globalement irréprochable par bien des aspects. On ne trouvera pas sur ce disque la note « de trop », il ne souffre pas non plus d’un quelconque défaut de surproduction et l’ensemble ne se dépare nullement de finesse. Il suffira à l’auditeur de porter une oreille attentive au son des cuivres et, plus encore, à celui de l’ensemble de corde pour le constater. Le travail accompli ici est de bonne facture et mais aussi joliment en valeur l’impact rythmique et le groove des morceaux.

L’album s’ouvre sur Say It Loud, titre à l’entame immédiate. On découvre instantanément une voix cristalline soutenu par des accords de piano du même calibre. La voix de Cherry Boop contrebalance joliment avec les chœurs sur ce titre mid-tempo sur lequel les percussions impriment un rythme à la fois claire et simple, où les cuivres et les cordes apportent une touche de chaleur à l’ensemble, avant d’occuper plus de place dans la seconde moitié de cette plage titulaire. Cherry elle-même caractérise son chant sur ce titre comme "un détournement du cri de James Brown à la mode féminine"[19].

Un gimmick de batterie imprime un rythme très soutenu à Missed You, la composition suivante. Un rythme qu’emprunteront très vite basse et guitare. Les cuivres eux nous donnent à entendre un bref et joli motif, secondé par des chœurs à l’apport efficace, avant que la voix ne se plaque sur ce bel ensemble rythmé au groove accrocheur. Accrocheur le refrain de cette chanson l’est tout autant, un atout qui fera de ce titre le second extrait de ce disque après la parution d’ I Want To Give You My Everything, un an plus tôt.

Nous retrouvons I Want To Give You My Everything sitôt la plage précédente achevée. Le titre se présente dans un écrin au son de cordes ciselées qui met joliment en relief le gimmick de batterie et la ligne de basse ronde et massive tandis que les cuivres se signalent par quelques discrets ornements. L’ensemble accueil parfaitement les voix des duettistes aux tessitures semblables. Le résultat de cette réédition est une réussite sur laquelle on perçoit l’harmonie et l’osmose vocale créées par William Hart et Cherry Boop. Un titre au refrain efficace qui n’a pas tant à rougir de la comparaison avec la composition originale, qu’il respecte et ne dépare nullement.

No Answer revendique très fortement une parenté musicale avec les titres précédents. On y découvre un titre à la rythmique tout aussi soutenue, doté entre autres d’une basse dont la ligne lourde n’est point dépourvue de groove. La guitare résonne au son d’accords aussi simples qu’accrocheurs. Plus encore que précédemment la voix semble ici mise en avant, impression que viennent renforcer les arrangements de cuivres et de cordes ou le chemin que parvient à se frayer ici un instrument comme le tambourin et le contrepoint semblant en résulter. Pour ce titre Cherry Boop est allé chercher l’inspiration auprès d’artistes comme les Suprêmes ou Martha & The Vandellas[20].

C’est sur un rythme lent et presque lascif que se déroule ensuite Sometimes, la chanson suivante. Un rythme au accent Blues sur lequel viennent premièrement se plaquer voix et guitare. Le rythme gagne toutefois en vivacité et souplesse lors de l’exécution des refrains pour un effet de contraste réussi. Les chœurs eux ne sont pas en reste et se parent d’accents proches du Gospel.

My Weakness arrive ensuite au son d’une ligne de basse marquée et d’une rythmique minimaliste sur laquelle la guitare déploie des accords au son cristallin et presque empreints de douceur qui accompagnent les vocaux très à propos. Les cuivres nous gratifient une fois encore d’un motif très accrocheur. De ce titre se dégage un groove et un entrain certain, qui nous offre ici l’un des plus jolis moments de l’album.

La chanson Listen se signale d’emblée par son entame vive de laquelle se détachent sans problème la trompette et le saxophone ténor, à leurs coté une flûte se distingue. Le rythme et la cadence sont élevés, on percevrait presque un sentiment d’urgence dans cette musique tandis que la voix principale et les chœurs donnent assez nettement l’impression de se répondre mutuellement.

Vient ensuite And It’s Over, titre qui se déploie sur un rythme lent, pourvu d’un joli gimmick guitaristique, d’une légère nappe conjuguée de piano et  de Wurlitzer et de cordes matinées. La composition fait la part belle à tout l’ensemble vocal, chœur et voix principale. Cette dernière se pare ici d’un ton plus plaintif qu’auparavant qui se prolonge en un écho dans les chœurs.

What I Need renoue avec l’entame directe marquée du son des cuivres, des accords de six cordes et des chœurs, le tout servi sur une rythmique elle aussi très vive. Ici tout est conjugué, se déploie instantanément. Nous avons là l’écrin sonore idéal pour lover un chant puissant faisant l’apanage de la liberté, comme tant de monuments musicaux, pierres angulaires de la musique afro-américaine.

I Wanna Start A New Life se signale d’abord par une introduction menée conjointement par le piano et la basse qui imprime à la suite du titre un rythme lent avant que n’embraillent les percussions. Le chant est empreint de légèreté mais se voit amoindrit par quelques onomatopées  simplistes. Certainement le titre le moins convaincant de l’ensemble.

C’est sur I Am The Man que cet opus trouve son épilogue. Nous sommes comme conviés au sein du studio Estudis Ground et assistons  au début d’une prise. La basse livre une ligne massive soulignée par de légers accords de guitare, voie qui sera vite empruntée par la batterie. La voix de Cherry délivre sa narration, tout juste accompagnée par des chœurs et  autres ornements minimalistes. Ce titre se veut un « clin d'œil futé au combat pour la dignité des hommes, non des « boys, » afro-américains, inspiré par la situation des SDF abandonnés dans les rues de Paris, d'autres hommes sans nom »[21]. Une conclusion dépouillée qui conclue en douceur notre périple.

*****

Avec The Way I Am Cherry Boop And The Sound Makers nous livrent, comme précédemment, un album à l’écoute agréable et renfermant une musique chaude et colorée mais qui cette fois affiche un changement de style notoire. Cet opus se veut certainement plus accessible encore que ne l’était son prédécesseur, se faisant l’apanage de la brièveté et de la concision (six des onze titres ne dépassent pas les trois minutes). Il œuvre ainsi indiscutablement dans l’efficacité.

Ce groupe affichait au départ l’ambition de ne pas plagier un répertoire existant, c’est chose faite. On constate bien sûr une inspiration et un profond respect, des schémas de construction mélodique notamment. Un disque blanc qui (re)met en lumière la musique noire et ce joliment. On apprécie le moment passé avec Cherry Boop et ses faiseurs de son, surtout à l’approche de l’hiver…

La sortie internationale de cet album, le 25 septembre dernier, constitue une belle occasion, pour ceux étant jusqu’alors passés à côté, de jeter une oreille sur ce disque gorgé de Soul mais aussi de R’n’B et découvrant parfois quelques furtifs accents Jazz. Nul doute qu’il plaira aux amateurs du genre. Il contient en outre suffisamment de titres « accessibles » pour plaire à un plus large public. Un album dont l’écoute laisse de bonnes impressions !

Liste des titres :

1.      Say It Loud
2.      Missed You
3.      I Want To Give You My Everything
4.      No Answer
5.      Sometimes
6.      My Weakness
7.      Listen
8.      And It’s Over
9.      What I Need
10.  I Wanna Start A new Life
11.  I Am The Man

Cherry Boop And The Sound Makers, The Way I Am, Raymuse Records- Virada, 2014.

Xavier Fluet@GazetteDeParis

Publié le : 12/11/2014 par La Gazette De Paris.





[1] Max Fleischer est le créateur du personnage, d’abord anthropomorphe,  de Betty Boop, chanteuse au répertoire Jazz. « Betty Boop », Wikipédia.org, Page consultée le 07/11/14. Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Betty_Boop
[2] Cherryboopandthesoundmakers. Com, section « Biographie ». Page consultée le 07/11/14. Lien : http://www.cherryboopandthesoundmakers.com/#!about/co5j
[3] Cherry Boop And The Sound Makers, Going Anywhere , Big 8 Records, Avril 2011.
[4] Ibid.
[5] Originaire de la Jamaïque, le ska est un style musical au sein duquel prédomine le rythme et qui se caractérise par  un contretemps marqué par la guitare, les claviers et, plus rarement, les cuivres. « Ska », Wikipédia.org, Page consultée le 07/11/14. Lien :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Ska
[6]  Fondée janvier 1959 par Berry Gordy,à Détroit dans le Michigan, Motown  avait pour objectif de séduire à la fois le public noir et le grand public blanc avec des chansons de soul et de rhythm and blues. Elle fonctionnait sur le principe de l’ « usine à tube » (hitfactory), elle popularisa le répertoire d’artistes tels : Michael Jackson & The Jackson Five, Diana Ross et The Supremes, The Four Tops, Martha and the Vandellas, Smokey Robinson, Gladys Knight, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Pointer Sisters, Edwin Starr et The Temptations. « Motown », Wikipédia.org, Page consultée le 08/11/14. Lien :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Motown
[7] Créée à Memphis en 1958 par Jim Stewart et Estelle Axton, Stax est dans les années 1960 une des maisons de production les plus importantes de la musique Soul (concurrençant Motown dans ce domaine), avant de fermer ses portes en 1975. Celles-ci rouvriront toute fois en 2007, sous l’égide du Concord Music Group. « Stax », Wikipédia.org, Page consultée le 08/11/14. Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Stax_Records
[8] Cf. Note 2.
[9] Cherry Boop in 'Sweet Philly', vidéo postée sur Youtube  le 26/04/2012. Lien : https://www.youtube.com/watch?v=WzudHYZaUVg
[10] Arrangeur, compositeur, producteur membre fondateur et guitariste du collectif de musiciens de studio MFSB, Bobby Eli contribue à la réalisation des albums d’artistes tels : Teddy Pendergrass, The Jacksons, Chris Brown, David Bowie, Jay-Z, Hall and Oates, Patti LaBelle, Elton John, Phyllis Hyman, B.B. King, Billy Paul, Wilson Pickett, George Clinton, The Spinners, The Temptations, The Stylistics, Curtis Mayfield, ou encore Shaggy. « Stax », Wikipédia.org, Page consultée le 08/11/14. Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Bobby_Eli  
[11] Cf. Note 2.
[12] The Delfonics est un groupe de Philadelphia soul américain, populaire notamment à la fin des années 1960 et au début des années 1970, ils réalisent cinq albums entre 1968 et 1974 avant qu’un sixième ne paraisse en 1999. Parmi leurs principaux tubes figurent La-La (Means I Love You), Didn't I (Blow Your Mind This Time), Break Your Promise, I'm Sorry, et Ready or Not Here I Come (Can't Hide from Love) qui ont tous été écrits par le parolier et producteur Thom Bell et le chanteur principal et fondateur du groupe William Hart.
[13] « Cherry Boop And The Sound Makers », Les Inrocks Lab, Page consultée le 08/11/14. Lien : http://www.lesinrocks.com/lesinrockslab/artistes/cherryboop/
[14] « Le premier 45T. de Cherry Boop And The Sound Makers », Rude Boy Train, 23/04/2013. Page consultée le 09/11/14.  Lien : http://www.rudeboytrain.com/?p=9669#more-9669 
[15] Raymuse Records, section « merch »  I Want To Give You My everything. Lien : https://raymuserecords.bandcamp.com/album/i-want-to-give-you-my-everything
[16]  Cf. Note 13.
[17] Cf. Note 2.
[18] Raymuse Records, section « merch »  The Way I Am. Lien : https://raymuserecords.bandcamp.com/album/the-way-i-am
[19] Cf. Note 2.
[20] Ibid.
[21] Id.

vendredi 17 octobre 2014

Critique musicale: Queen – Live At The Rainbow ’74 (2014)


1973-1974 : confirmation et apogée scénique d’un son unique

Au mois d’Aout 1973, le quatuor anglais Queen, accompagné du producteur Roy Thomas Baker et  des ingénieurs du son Robin Geoffrey Cable et Mike Stone, investit une nouvelle fois les Studios Trident, ces studios où, quelques temps auparavant, entre les mois de juin et  novembre 1972, il acheva de concevoir son premier album éponyme, publié en juillet 1973[1]. Queen s’attèle cette fois à la réalisation de Queen II, son second opus, qui paraitra officiellement le 8 mars 1974 sur les territoires britannique et européen puis le 9 avril sur le marché américain. Ces deux parutions se font respectivement sous les bannières d’EMI au Royaume-Uni et d’Elektra Records aux Etats-Unis[2]. La sortie de Queen II fut précédée, le 23 février 1974, par celle du premier et unique single donné par cet album : Seven Seas Of Rye, composition Rock, œuvre de Freddie Mercury. Une version strictement instrumentale en fut publiée dès juillet 1973, en conclusion de Queen. Sur Queen II la partie instrumentale d’origine se voit entièrement achevée et complétée, entre autres, d’une partie vocale et de différents chœurs[3]. 
La sortie de ce single, le troisième de la carrière du groupe, après les sorties respectives de Keep Yourself Alive et Liar, tirés de l’album Queen et publiés l’année précédente, sera pour Queen le prétexte idéal à une participation au show télévisé Top Of The Pops, palliant du même coup l’indisponibilité de David Bowie. Freddie Mercury marqua tout d’abord sa réticence à voir son groupe participer à ce programme très populaire et « grand-public » outre-manche, pensant spontanément que Queen serait d’emblée catalogué par les téléspectateurs lambdas comme un nouveau « groupe à single », ce en quoi, dit-il, ils se tromperaient lourdement. Mercury est septique, Brian May, John Deacon et Roger Taylor enthousiastes. La majorité l’emportant au sein de la petite « démocratie constituée » qu’est ce groupe, Queen délivre donc un soir de février, le 21,  un magnifique play-back, visionné, en moyenne, par une petite dizaine de millions de téléspectateurs. Une aubaine faisant instantanément de Seven Seas Of Rye, le tout premier titre de Queen à se classer dans les charts anglais, se hissant un temps, et plus qu’honorablement, à la 5e place. Ainsi, à défaut de tenir son premier véritable « tube », Queen se voit assurément paré d’un premier et solide succès d’estime[4].

Queen II achevé et le titre Seven Seas Of Rye remplissant son office annonciateur, ne reste plus à Queen qu’à (re-)partir en vadrouille pour défendre sa nouvelle galette et pour enfin et définitivement s’assurer l’appui d’un premier public. En effet, si, en ce début d’année 1974, Queen demeure un jeune groupe[5], ses membres eux sont d’ores et déjà, et à l’excès,  convaincus de leur potentiel, et ce sur tous les plans : technique, scénique et commercial…Queen ne pouvait pas ne pas être bon, c’était une certitude, confirmée des décennies plus tard par Brian May lui-même :

« On avait la grosse tête, clairement, dans le sens où nous étions convaincus de ce que nous proposions Si quelqu’un nous disait qu’on était mauvais, notre réaction été de penser qu’il avait tort, jamais qu’il soit possible qu’on le soit ! »[6]

La tournée en support à l’album Queen II, le Queen II Tour, se déroulera du 1er mars au 11 mai 1974. Il s’agit de la seconde tournée officielle du combo et celle-ci débute six semaines à peine après la fin officielle du Queen I Tour[7]. Dès le 1er mars Queen est sur scène, à Blackpool, donnant le coup d’envoi de cette tournée qui contra au total 41 dates, réparties en deux legs différents : le premier exclusivement britannique, Queen passant sur les territoires anglais, gallois et écossais, et le second se déroulant en Amérique du Nord, aux Etats-Unis.
Lors de ce premier leg britannique, qui se déroule entre le 1er mars et le 2 avril 1974, Queen joue pour la première fois de sa jeune carrière en tant que tête d’affiche et avec pour point d’orgue un concert prévu le 31 mars dans l’enceinte du célèbre Rainbow Theater, à Londres. Beaucoup se feront à l’époque l’écho de l’ambition démesurée, ou tout du moins jugée comme telle, de Queen. Voici un groupe qui, quasiment inconnu deux ans plus tôt, n’ayant à son actif que deux albums et un seul succès d’estime, ambitionne de remplir à lui seul cette salle que l’on décrit volontiers comme l’équivalent anglais du Palladium de Los Angeles ou de l’East Filmore new-yorkais. Mais les quatre paddies n’ont jamais doutés d’eux-mêmes, de leur savoir-faire et encore moins de leur potentiel. Après déjà quatre années passées à écumer les bars, clubs, collèges, lycées et autres lieux plus ou moins homologués pour progresser et se faire connaitre, le risque, si tant est que cela en soit un, mérite d’être pris. Le Rainbow et ses quelques 3500 places, vendues aux prix de £ 1.20 pour certaines (environ 1€50 !) feront donc  office de révélateur un soir de mars[8]...

Queen décidera même de faire de son passage au Rainbow, qu’il souhaite mémorable, le premier témoignage live officiel de sa carrière, Roy Thomas Baker[9], producteur attiré du groupe à cette époque, et Mike Stone prendront donc place derrière la console, se chargeant de la captation sur bandes de la performance à venir. Toujours sous contrat pour un temps avec Trident Records, label des frères Sheffield, Queen se doit de livrer un disque. Prenant exemple sur un artiste tel James Brown, dont le célébrissime et premier album live, Live at The Apollo Theater paraissait onze ans plus tôt, en 1963, ou bien encore les Who et leur Live At Leeds, leur premier live, là aussi, datant de 1970, décision est alors prise de publier le Live at the Rainbow 74 une fois ce Queen II Tour conclu.[10]

Freddie drapé dans son costume d’ « aigle blanc », conçu par
 la styliste Zandra Rhodes
Ce dimanche 31 mars au soir, c’est un groupe plus âpreté que jamais qui se présente devant une salle comble. Queen est drapé dans de riches et classieux costumes de scène confectionnés sur mesures par la styliste Zandra Rohdes. A cette époque Queen se définit presque comme un concept artistique total. Aux ornements sonores divers et variés qui parcours à satiété Queen, Queen II et bientôt Sheer Heart Attack, répondent des tenues tape à l’œil, chose peut commune pour l’époque, qui ne pouvaient laisser indifférent quiconque assistait à une prestation signée Queen. Brian, Roger, John et Freddie portent cheveux long, bagues, colliers et bracelets, chacune de leur tenue est strictement cintrée et les broderies n’y sont pas absentes. S’il arrive à John Deacon d’arborer certains soirs un chapeau à fleurs, Brian et Freddie eux ne sont pas en reste : Le guitariste porte fréquemment un haut de corps, semblable, de près ou de loin, à ce qui se rapproche d’un pancho, décoré de broderies et terminé par de très amples et larges manches. Freddie quant à lui se pavane tel un paon dans son célèbre costume dit « d’aigle blanc ». Notre homme porte boléro et pantalon de satin ou de soie d’un blanc immaculé surmonté, comme pour la tenue de Brian, d’un haut à larges manche : lorsqu’il tend les bras de part et d’autre, Mercury donne l’impression de déployer ses ailes (un peu comme le phénix de leur logo), effet garanti ! La panoplie se voit également complétée de gant, mascara et vernis à ongles. Queen aimant les contrastes, comme la bichromie en noir et blanc de l’album Queen II, l’a démontrée plus tôt, Mercury commande à Rhodes un autre costume, assez semblable à celui de « l’aigle-blanc », mais de couleur noire et cette fois pourvu d’un magnifique, et accessoirement trés profond, décolleté. Il en ira de même pour Brian May, le décolleté en moins. Apanage scénique d’un groupe au style tant musical que vestimentaire résolument unique. Unique et ce, que l’on apprécie ou non !

Sur scène, Brian May et sa Red Special secondent efficacement Freddie Mercury, ne se faisant pas prier pour occuper au possible l’espace sonore laisser libre par ce dernier, Roger Taylor, en plus de malmener ses futs, assure des chœurs où les aigus flamboient et John Deacon, égale à lui-même, assure un jeu de basse carré, aux lignes propres et sans fioriture aucune. A cette époque le bassiste n’hésite pas à se mettre en avant sur scene, ce qui se verifiera de moins en moins les années passant. Mercury lui bien sûr, assure le show, l’éclaboussant de son évident charisme. Il n’est bien sûr pas ici celui qui, onze années plus tard, un soir de juillet 1985, n’aura aucun mal à tenir dans le creux de sa main un public littéralement conquis et garnissant joliment les tribunes du (désormais défunt) stade de Wembley, mais, déjà, rien dans ses interventions et postures ne laisse place au hasard, même en ce qui concerne les mimiques quelque peu « précieuses » du chanteur. Il pose et, surtout, en impose. C’est Queen tout entier qui s’impose en musique ce soir-là. Les spectateurs présents, septiques ou non, s’accordent unanimement à la sortie de la salle, cela venait d’être démontré sans ombrage : Il allait falloir compter sur et avec Queen à l’avenir.

Le concert au Rainbow eu de nombreuses retombées dans la presse. L’une des plumes du Melody Maker, revenant sur ce concert, déclara ainsi :

« Quelle soirée ! Ce fut l’apogée de leur grande tournée britannique. Beaucoup ont douté du talent de Queen. Comment pouvaient-ils jouer dans une salle aussi prestigieuse si tôt dans leur jeune carrière !outrageusement et élégamment vêtu de son nouveau costume d’ « aigle-blanc », Freddie Mercury se pavana et posa avec encore plus d’enthousiasme que d’habitude. Il chanta mieux que je ne l’avais jamais entendu. Quelques minutes après leur entrée en scène, ils étaient habitués à cette vaste scène et ils l’utilisèrent tout à fait à leur avantage. Apres deux rappels ils quittèrent finalement la scène sous les ovations du public qui s’était levé et sous un tonnerre d’acclamations et de cris de joies ! »[11]

Ce fut une première, une première aussi réussi que convaincante. Pour Queen, comme pour son public sans cesse grandissant, il y aura désormais une sorte « d’avant » et « d’après » Rainbow…Queen s’engagerait-il dés lors sur la voie royale d’un succès à venir s’annonçant phénoménal ? S’il est permis à ceux ayant assistés au concert de l’envisager, le quatuor, lui,  en est résolument convaincu. Mais (car il y a un May!) Queen n’en est pas encore tout à fait là et, pour l’heure, l’immédiat « après » Rainbow se borne à un concert prévu à Birmingham, ce 2 avril 1974, en conclusion du leg britannique.

Deux semaines plus tard, c’est à Denver, qu’il faut être pour retrouver les anglais sur scène. De nouveau ils officient en tant que première partie  de Mott The Hoople. Ce fut en effet déjà le cas lors de la grande majorité des dates prévues dans le cadre du Queen I Tour. Cela leur a déjà valu une première récompense : au début 1974, Queen se voit attribuer, par le journal spécialisé Disc And Music Echo, le titre de  « groupe de l’année au Royaume-Uni »[12]. Un mois durant Queen remet donc le couvert et ensuit les plâtres pour Mott The Hoople. Toutefois, passée la date du 11 mai, et après une série de six concerts, donnée dans l’enceinte de l’Iris Theater de New-York, entre les 6 et 11 mai, les britannique se voient contrains et forcés de plier bagages. La raison : Brian vient tout juste de contracter, à la suite d’une vaccination réalisée avec une aiguille impropre, une hépatite virale et doit absolument demeurer hospitalisé. Queen regagne donc au plus vite son ile après qu’une vingtaine de concerts environ fut annulée…[13]

La maladie de Brian May aurait pu contraindre les trois autres à une période d’inactivité forcée, il n’en fut pourtant rien, bien au contraire. Les mois qui suivirent la tournée avortée furent employés à l’écriture et la composition de nouveaux morceaux appelés à figurer sur ce qui deviendra le troisième opus studio de Queen. Queen est très inspiré et pressé, tellement qu’ils n’attendent même pas la sortie de l’hôpital de leur guitariste pour commencer l’enregistrement de ces nouveaux titres. Entre les mois de juillet et septembre 1974, Queen programmera des sessions d’enregistrement dans pas moins de quatre studios différents entre le nord du Pays de Galles et l’Angleterre, les studios Trident, Wessex, Rockfield et Air[14], placées sous la houlette conjointe de Roy Thomas Baker et Mike Stone. Le travail, qui maintenant se déroule dans de bien meilleures conditions que précédemment, Queen se voyant désormais allouer les studios en journée et non plus la nuit, comme à l’époque de l’enregistrement de l’album Queen, avance bien. Si bien que le groupe décide que de ces sessions naitra l’album qui paraîtra prochainement. Cette décision de publier une œuvre studio condamnera immédiatement la parution prévue de l’album live au Rainbow. Le travail de production de Baker et Stone est quasiment achevé, qu’à cela ne tienne, ce projet se verra remisé, consigné parmi les archives pendant les  40 années à venir… Personne n’entendra donc sur disque la performance du 31 mars avant bien longtemps. Il faudra attendre près de cinq ans et la parution, en 1979,  du Live Killers, compilation d’enregistrements de performances réalisées durant le Jazz Tour, pour voir enfin un premier live officiel signé Queen. Cette parution est surtout due à la volonté du groupe de tenter d’enrailler la commercialisation officieuse de très nombreux bootlegs. A l’époque de son succès massif Queen était, comme tant d’autres, très largement piraté.

Au mois d’aout, c’est un Brian tout juste remis sur pied qui rejoint ses comparses en studio. Il lui faut maintenant rattraper son retard et enregistrer ses parties de guitares et ses vocaux. Revenant sur l’enregistrement de Sheer Heart Attack, May déclarera :

« Lorsque je suis définitivement sorti de l’hôpital, il y avait une montagne de morceaux à jouer et à rattraper, plus les partitions d’harmonies vocales qui nécessitaient la profondeur des trois voix. Nous avons terminé Killer Queen, She Makes Me et Brighton Rock. Now I Here fut achevée lors de la dernière séance. J’avais trouvé les idées de cette chanson à l’hôpital, alors que je médité sur la tournée avortée ave Mott, sur notre avenir… »[15]

Brian May craint d’être remplacé, il n’en sera rien. C’est Killer Queen qui fera office de single annonciateur de la sortie de l’album Sheer Heart Attack, second album studio à paraitre en cette année 1974. Killer Queen sera le premier véritable hit single de la carrière des anglais. Avec la Reine Tueuse Freddie Mercury, qui en est l’auteur, sait qu’il tient là son premier succès massif. Le titre, publié le 21 octobre, se classera très bien dans les charts un peu partout en Europe (second au Royaume Uni et en Irlande, troisième en Hollande et quatrième en Belgique)[16]. Sheer Heart Attack suivra ensuite, arrivant chez les disquaires le 8 novembre 1974[17].

A l’arrière-plan de cette photo, le « lighting rig » de l’époque.
Le succès de Killer Queen et le bon accueil public réservé à Sheer Heart Attack permettent désormais d’envisager les choses bien plus sereinement, exception faite, bien sûr, du conflit larvé existant entre  le combo et Trident Records, son label. Le Sheer Heart Attack Tour à venir sera différent des tournée précédentes. Le concert du Rainbow a obtenu les retombées escomptée et désormais Queen sera la seule tête d’affiche, ce du début à la fin de cette tournée, qui de plus sera la première d’une réelle envergure internationale. Elle comptera 76 dates, réparties en trois legs différents : 29 dates européennes, 39 prévues en Amérique du Nord et 8 en Asie. Là n’est pas la seule nouveauté de ce Sheer Heart Attack Tour, car si Queen à bâtit un nouveau set contenant nombre de nouveaux titres extraits de leur dernier opus en date, porte des costumes de scène neufs (toujours signés Zandra Rhodes), il peut aussi désormais s’appuyé sur l’apport essentiel d’un  tout nouveau système d’éclairage scénique (lighting rig) spécialement conçu pour ce spectacle, mettant de la sorte en valeur l’aspect théâtrale des performances du groupe, et de Freddie Mercury en particulier. Cet attirail consiste en un ensemble de 64 projecteurs, sans compter ceux placés en vis-à-vis de la scène. 16 projecteurs latéraux se trouvaient fixés au sol de part et d’autre de la scène alors que les 48 autres projecteurs principaux étaient suspendus de sorte à former plusieurs colonnes de lumière au-dessus de la scène[18].

Le 30 octobre 1975 c’est le coup d’envoi d’une tournée, qui s’achèvera le 1er mai 1975, qui est donné par un concert au Palace Theater de Manchester. Queen commence par donner 19 concerts à travers le Royaume-Uni en guise de première partie de tournée. Celle-ci se conclue par deux prestations dans l’enceinte du Rainbow Theater, à Londres, les 19 et 20 novembre. Six mois à peine âpres son premier passage le groupe y signe un retour magistral et, cette fois, acclamé de toutes parts. Plus personne ne doutera et beaucoup jugeront se double passage meilleur encore que celui du 31 mars. Une chose semblait certaine : Queen avait « mué » scéniquement et pourrait désormais continuer à grandir sereinement, de tournée en tournée…

Ces deux concerts au Rainbow furent, comme précédemment, l’objet d’une double captation, sonore et vidéo, orchestrée par Roy Thomas Baker.

Une fois ce leg britannique clôturé, Queen donnera, entre le 23 novembre et le 12 décembre, une série de dix concerts tenus dans six pays européens différents. Ils passent ainsi en Suède, Finlande, Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique et finalement en Espagne. Rideau sur l’Europe.
 Dès le 13 décembre c’est une pause qui est amorcée, le temps pour Brian, Roger, John et Freddie de bien répéter les concerts prévus en Amérique. Ils font leur retour sur scène le 5 février 1975 dans la ville de Colombus. Cette tournée américaine s’achèvera à Seattle, après deux escales canadiennes, le 6 avril 1975. Le 19 du même mois est donné le premier des huit concerts prévus au pays du soleil levant. C’est un triomphe, le public nippon ayant instantanément adopté ce groupe au style musical au combien singulier. L’épilogue à lieu au Budokan de Tokyo, le 1er mai, scellant du même coup la fin officielle du Sheer Heart Attack Tour. De source sure, nous savons qu’un quatrième et dernier leg aurait dû avoir lieu au cours de l’été 75, une nouvelle fois aux Etats-Unis. Il n’en sera toutefois rien, un accident de la circulation impliquant le camion transportant tout le matériel du groupe se chargeant de faire tomber à l’eau ce projet[19].

Pas de second leg américain pour Queen donc, mais ce groupe ne manque pas de ressource et décidera vite d’employer les mois à venir à enregistrer leur prochain album, le 4e . Dès le mois d’Aout Queen et Roy Thomas Baker entameront l’enregistrement dudit album. Un an tout juste après le réussi Sheer Heart Attack sortira le désormais, et au combien, célèbre A Night At The Opera[20]. Mais ceci est une autre histoire…

Costumes uniques pour un groupe qui ne l’est pas moins…


Quarante ans après : témoignage

C’est le 8 septembre dernier que fut rendu disponible ce Live At The Rainbow’74, étiqueté chez Virgin pour l’Europe et chez Hollywood outre Atlantique. Devant cette offrande l’acheteur potentiel à l’embarras du choix, à lui de se débrouiller une fois face aux quelques sept versions différentes disponibles sur les divers marchés! Celles-ci vont des éditions « classiques » de simples CD, DVD et BRD à la « super édition deluxe limitée », qui contient : l’édition double CD et les DVD et BRD accompagné d’un ouvrage relié contenant photos inédites et reproduction de goodies d’époque (poster promo, affiches, articles et critiques de presse, badges, lettres, reproduction de tickets (il ne fait aucun doute que Greg Brooks et Richard Gray, les archivistes du groupe, ont énormément travaillés… les amateurs seront gâtés !), en passant par la conventionnelle édition du double CD. 

Brian May et Roger Taylor faisant ici office de producteur exécutifs pour l’ensemble du projet, la remasterisation de ces bandes fut confiée à Justin Shirley-Smith, Joshua J. Macrae et Kris Fredriksson. Kris Fredriksson et Justin Shirley-Smith se sont également vu confier la charge de superviser tout le travail de post-production. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces messieurs n’ont pas fait la chose à moitié ! Le son est irréprochable est confère à la prestation de Queen toute son envergure, sa puissance, nous rappelant au passage une chose essentielle : Si Queen nous a livré quantité d’hymnes Pop-Rock dans la seconde moitié de sa carrière, il est néanmoins, et avant tout, à l’origine un véritable et très grand groupe de Rock au son rageur, puissant et débridé. L’écoute du premier des deux CD nous le confirme sans ombrage.

Ainsi nous découvrons enfin ce concert de Mars 1974 dans son intégralité, tel qu’il aurait du paraitre jadis. Mieux vaut tard que jamais et le plaisir de la découverte, ajoutée à la qualité de restauration des bandes analogiques d’origines, est totale. Dix-sept titres enchainés sans temps mort aucun au cours des desquels seul prévaut le Rock’n’Roll et l’énergie qui va avec. L’exécution de morceaux comme Seven Seas Of Rye, Modern Time Rock’n’Roll (cette dernière, ici chantée par Freddie Mercury[21], démontre tout son potentiel, le live la bonifiant à souhait), Jailhouse Rock, Stupid Cupid, Be Bop A Lula et Liar les uns à la suite des autres achèvera sans peine de nous convaincre !

Au milieu de cette avalanche de décibels, la douceur d’un titre comme le magnifique, et non dénué d’émotion, White Queen (As It Began)  s’impose d’emblée comme un des plus jolis moments du concert. L’autre rareté de ce premier concert et la seule est unique version enregistrée live, et encore existante, de The Fairy Feller's Master-Stroke. Un titre apparaissant originellement dans sa version studio sur l’album Queen II. Nous la découvrons ici dans une version épurée, débarrassée des ornements de la production studio. Le titre n’en est que plus direct et spontané, sans pour autant perdre de sa richesse intrinsèque. L’interprétation globale et les harmonies vocales que Queen nous livre sont superbes. Une rareté que le live à, comme pour beaucoup de titres, transcendé. Passée cette, désormais mythique, soirée du 31 mars cette composition disparaitra de la setlist des concerts du groupe pour ne plus jamais y réapparaitre…Un moment unique donc, qui ne pourra laisser quiconque admire la musique de Queen indiffèrent !

Tout cela ne peut que laisser songeur. Que serait-il réellement advenu de ce concert si sa captation, sonore et vidéo, avait était commercialisée en 74 ou 75 ? Les avis seraient-ils aussi unanimes ? Qu’importe car ce concert constitue pour nous un véritable inédit, qui de plus a le mérite de nous donner à apprécier Queen à ses réels débuts, à l’époque de sa plus faste et prolifique période de création artistique, à l’époque du son sans compromission. Queen se montre sous son jour le plus brut, puissant et authentique. Les We Will Rock You, We Are The Champions, Another One Bites The Dust et consorts n’ont pas encore pointées le bout de leurs accords… Pas de titres mainstreem, profitons-en ! L’écoute de ce premier CD met à nouveau en lumière l’une des facettes les plus souvent occultée du groupe, faute à son phénoménal succès commercial, et donne du même coup totalement raison à Freddie Mercury. Non, Queen n’était pas (encore) un groupe à single !

Le second CD couvre lui la double soirée au Rainbow donnée six mois plus tard dans le cadre du très long Sheer Heart Attack Tour, le 19 et 20 novembre. Ainsi, comme souvent avec ce genre de produit, ce que nous entendons sur ce disque est un mixte des deux soirées, qui, comme la précédente, furent enregistrées et filmées. Techniquement Queen est toujours au top. La setlist, cette fois longue de vingt-quatre titre, est agrémentée par des performance de titres directement tirés de Sheer Heart Attack, dernier album en date à l’époque, elle n’en est que meilleure dans l’ensemble. On découvre des titres comme : Now I’m Here, The March Of The Black Queen, Bring Back That Leroy Brown, Flick Of The Wrist, Killer Queen, Ou encore Stone Cold Crazy.

Le communiqué de presse nous apprend, entre autres, que les titres suivants :  Procession, Father to Son, Ogre Battle, Son and Daughter, White Queen, Great King Rat, The Fairy Feller's Master-Stroke, Modern Times Rock'n'Roll, Liar, See What A Fool I've Been, Flick of the Wrist, In the Lap of the Gods, The March of the Black Queen, Bring Back that Leroy Brown et Stone Cold Crazy, tirés de l’ensemble du produit, garnissent ici pour la toute première fois un double album live signé Queen. Cette réédition, contrairement à la précédente, vaut donc bel et bien son pesant de cacahuètes[22].

De réédition il s’agit ici bel est bien. En effet, le pendant strictement filmique de ce double album live nous propose sur DVD et/ou BRD le montage vidéo réalisé à partir des deux captations faites en novembre, les 19 et 20. Cette vidéo, au format VHS, d’une durée de 52 minutes à l’origine, fut commercialisée en 1992, sous le titre Live at The Rainbow, et inclue dans le coffret « Box Of Tricks ». Compte tenu du format d’époque, plusieurs titres présents sur la VHS s’y trouvent écourtés et l’ensemble ne montre que 17 titres, contre 24 pour cette nouvelle sortie DVD/BRD. D’après certaines recherches effectuées, il s’emblerait que la majorité  de la vidéo présente ici provienne du concert filmé le soir du 20 novembre. Il se pourrait toutefois que certaines parties et différents raccords effectués entre image et son proviennent de la soirée précédente, les sources disponibles demeurent, sur ce point, des plus floues[23].

 Les titres Liar , Keep Yourself Alive, Father To Son et Jailhouse Rock, édités à l’origine, se voient présentés sur Queen: Live at the Rainbow ’74 dans leur intégralité. De même les titres : Modern Times Rock'n'Roll, Flick Of The Wrist, Seven Seas of Rhye  et Big Spender sont à découvrir en son et image pour la toute première fois sur DVD/BRD[24]. Le film lui-même rallongé, propose un peu de neuf,  et gagne de fait en qualité et intérêt.

Le principal point faible du document filmé demeure toutefois son image, celle-ci pâtissant  du poids des années , des nombreux contrastes lumineux et de la relative obscurité dans laquelle salle et scène étaient plongées ces soir-là . Nous pouvons tout de même, et sans problème aucun, apprécier le jeu de scène du groupe et de Freddie en particulier. On appréciera, entre autre de redécouvrir l’introduction de Now I’m Here dans laquelle Mercury disparait alternativement, d’un côté l’autre de la scène, et se dédouble ou encore ses mimiques et poses maniérées et magnifiées qui confèrent à son interprétation de White Queen (As It Began) toute la théâtralité nécessaire. Il ne faut pas non plus négliger le coup d’œil aux costumes, ceux-ci attirent notre regard instantanément et le valent ! Ajoutez à cela l’incroyable débauche d’énergie visible, Queen était, est, à voir sur scène ou en vidéo, le rendu global est de qualité.

Enfin les bonus du DVD renferment une petite vingtaine de minute (quatres tires ; Son and Daughters, Guitars Solo , Son and Daughters (reprise) et Modern Time Rock’n’Roll) tirée de la captation du premier des trois concerts au Rainbow, celui tenu au mois de mars. Elles proviennent d’un document vidéo durant originellement moins d’une heure. Les trente autres minutes semblent à l’heure actuelle définitivement perdues… Ce très (et trop) rapide aperçu nous livre donc les seules images restantes de ce soir mythique[25]. C’est très bref mais appréciable ! De quoi achevé le visionnage de l’ensemble sur une excellente impression !

« Quelle soirée !
Ce fut l’apogée de leur grande tournée britannique… »

*****

Près de deux ans après  la réédition de son célèbre Live In Budapest’86 et la déception que celle-ci avait suscitée chez nous, Queen nous revient avec une réédition de plus. C’est cette fois la vidéo du Live at the Rainbow, sortie originellement il y a 22 ans déjà, qui en fait les frais. La vidéo restaurée présente un ensemble plus consistant et fidèle à ce que fut les concerts de   l’époque, les morceaux n’étant plus amputés de moitié comme précédemment et d’autres trouvant enfin place sur support. Il n’y a pas sur ce Live at The Rainbow ’74 l’impression globale de « redite » existante entre les rééditions successives des concerts de Wembley (2003 et 2011) et Budapest (2012) provenant tout deux du Magic Tour de 1986. On appréciera grandement de redécouvrir un autre Queen, n’ayant pas encore souffert des affres d’une « starisation » totale et ne laissant pour l’heure nulle place au compromis, ou peu.
La véritable pépite demeure toutefois l’exhumation des archives de ce concert de mars 74 (le 1er des 2 CD du package). Plus encore que la compilation tirée des deux soirées de novembre, déjà partiellement connue des amateurs, celle-ci nous présente un concert dans son entièreté et sans truchement ni fioriture. Que l’utilisation d’overdubs fût massive lors du travail de post-production n’enlève rien à sa qualité qui nous permet de découvrir un groupe plus racé que jamais. L’arrivée de Queen chez Universal aura permis, en plus de la réédition complète du catalogue, amorcée en 2011, et sous prétexte des 40 ans d’existence de Queen, de doté pour la première fois les débuts scéniques de ce groupe d’un témoignage live réellement digne de ce nom. C’est (presque) une première et cela fait vraiment beaucoup de bien !

Quand le moment sera venu d’insérer l’un de ce disques dans votre lecteur et d’entamer ce voyage dans le temps en compagnie de la Reine, surtout, souvenez-vous d’une chose, un simple fait depuis bien trop longtemps oublié, mais qui ici est (le temps de l’écoute) une réalité ( et cela fera à coup sur la différence) :

« Nobody played synthesizer ! »…

Liste des titres :

DVD/SD Blu-ray (concert de novembre 74) :


"Procession" (Brian May) – 1:18
"Now I'm Here" (May) – 5:00
"Ogre Battle" (Freddie Mercury) – 5:31
"Father to Son" (May) – 5:55
"White Queen (As It Began)" (May) – 5:34
"Flick of the Wrist" (Mercury) – 4:07
"In the Lap of the Gods" (Mercury) – 3:20
"Killer Queen" (Mercury) – 1:26
"The March of the Black Queen" (Mercury) – 1:36
"Bring Back That Leroy Brown" (Mercury) – 1:41
"Son and Daughter" (May) – 3:45
"Guitar Solo" (May) – 4:41
"Son and Daughter (Reprise)" (May) – 2:14
"Keep Yourself Alive" (May) – 2:23
"Drum Solo" (Roger Taylor) – 0:51
"Keep Yourself Alive (Reprise)" (May) – 1:23
"Seven Seas of Rhye" (Mercury) – 3:30
"Stone Cold Crazy" (Mercury, May, Taylor, John Deacon) – 2:40
"Liar" (Mercury) – 8:40
"In the Lap of the Gods... Revisited" (Mercury) – 4:10
"Big Spender" (Cy Coleman, Dorothy Fields) – 1:31
"Modern Times Rock 'n' Roll" (Taylor) – 3:12
"Jailhouse Rock" (Jerry Leiber, Mike Stoller) – 4:10
"God Save the Queen" (Traditional, arr. May) – 1:18
DVD/SD Blu-ray Bonus (Mars 1974) :
"Son and Daughter"
"Guitar Solo"
"Son and Daughter (Reprise)"
"Modern Times Rock 'n' Roll"

Double CD :

Disque 1 (31 mars 1974) :
                 "Procession" (May)
1.        "Father to Son" (May)
2.        "Ogre Battle" (Mercury)
3.        "Son and Daughter" (May)
4.        "Guitar Solo" (May)
5.        "Son and Daughter (Reprise)" (May)
6.        "White Queen (As It Began)" (May)
7.        "Great King Rat" (Mercury)
8.        "The Fairy Feller's Master-Stroke" (Mercury)
9.        "Keep Yourself Alive" (May)
10.     "Drum Solo" (Taylor)
11.     "Keep Yourself Alive (Reprise)" (May)
12.     "Seven Seas of Rhye" (Mercury)
13.     "Modern Times Rock 'n' Roll" (Taylor)
14.     "Jailhouse Rock" (Leiber, Stroller) / "Stupid Cupid" / "Be-Bop-A-Lula" (Medley)
15.     "Liar" (Mercury)
16.     "See What a Fool I've Been" (May)

Disque 2 (20 novembre 1974) :

1.        "Procession" (May)
2.        "Now I'm Here" (May)
3.        "Ogre Battle" (Mercury)
4.        "Father to Son" (May)
5.        "White Queen (As It Began)" (May)
6.        "Flick of the Wrist" (Mercury)
7.        "In the Lap of the Gods" (Mercury)
8.        "Killer Queen" (Mercury)
9.        "The March of the Black Queen" (Mercury)
10.     "Bring Back That Leroy Brown" (Mercury)
11.     "Son and Daughter" (May)
12.     "Guitar Solo" (May)
13.     "Son and Daughter (Reprise)" (May)
14.     "Keep Yourself Alive" (May)
15.     "Drum Solo" (Taylor)
16.     "Keep Yourself Alive (Reprise)" (May)
17.     "Seven Seas of Rhye" (Mercury)
18.     "Stone Cold Crazy" (Deacon, May, Mercury, Taylor)
19.     "Liar" (Mercury)
20.     "In the Lap of the Gods...Revisited" (Mercury)
21.     "Big Spender" (Coleman, Fields)
22.     "Modern Times Rock 'n' Roll" (Taylor)
23.     "Jailhouse Rock" (Leiber, Stroller)
24.     "God Save the Queen" (traditioneel, arr. May)



Queen , Live At The Rainbow ’74 , EMI/Virgin Records ,2014.
Queen , Live At The Rainbow ’74 , Eagle Vision, 2014. (DVD)



Xavier Fluet @GazetteDeParis.

Publié le : 17/10/2014 par La Gazette De Paris.




[1] « Queen », Wikipédia.org. Page consultée le 11/10/14. Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Queen_(Queen_album)
[2] « Queen II », Wikipédia.org. Page consultée le 11/10/14. Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Queen_II
[3] Ibid.
[4]Marc-Emmanuel Konigson, Queen Baroque'n'roll : Une histoire du groupe anglais, Tournon, Paris, 2008. Pages 80-81.

[5] Queen s’est formé en 1971.
[6] Cf. Note 4, page 66.
[7] La première tournée de Queen trouve son épilogue par une performance en Océanie, et donc, por la toute première fois, hors de l’Europe, donnée dans le cadre du Festival Pop de Sunbury en Australie à la date du 26 ou 27 janvier 1974, sur ce point les sources et propos divergent. La date, souvent rapportée mais totalement erronée, du 2 février est en revanche à exclure. Sur la concertographie de Queen, on consultera en priorité le site web suivant : QueenConcert.com. Pour plus de précisions sur les faits ici rapportés, se rapporter au liens suivants : http://www.queenconcerts.com/live/queen/queen1.html , http://www.queenconcerts.com/detail/live/73/queen-live-27-01-1974-private-farm-sunbury-australia.html , http://www.queenconcerts.com/live/queen/queen2.html
Ou encore l’article suivant : « Sheer Heart Attack Tour » Wikipédia.org. Page consultée le 11/10/14. Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Sheer_Heart_Attack_Tour
[8] Communiqué de presse. «  Live At The Rainbow to be Released in September », Queenonline.com, 16 juin 2014. Lien : http://www.queenonline.com/en/news-archive/press-release-live-at-the-rainbow-to-be-released-in-september/
[9] Roy Thomas Baker sera, seul ou non, responsable de la production du tiers de la discographie du groupe anglais. Nous lui devons la production de cinq des quinze disques conçus par Queen : Queen (1973), Queen II (1974), Sheer Heart Attack (1974), A Night At The Opera (1975) et Jazz (1978).
[10] Cf. Note 8.
[11] Cf. Note 4. Pages 82-83.
[12] Cf. Note 8.
[13] « Queen II Tour », Queenconcerts.com, page consultée le 13/10/14. Lien : http://www.queenconcerts.com/live/queen/queen2.html

[14] Greg Brooks , Gary Taylor, « Sheer Heart Attack », Queenonline.com. page consultée le 14/10/14. Lien :  http://www.queenonline.com/en/the-band/discography/sheer-heart-attack/
[15] Cf. Note 4. Pages 92-93.
[16]  Ibid. Pages 94-95.
« Killer Queen », Wikipédia.org. Page consultée le 14/10/14. Lien : http://en.wikipedia.org/wiki/Killer_Queen
[17] Cf. Note 15.
[18] « Sheer Heart Attack Tour », Queenconcerts.com, page consultée le 14/10/14. Lien : http://www.queenconcerts.com/live/queen/sha.html
« Lighting rigs », Queenconcerts.com, page consultée le 14/10/14. Lien :
[19] Cf. Note 18.
[20] Cf. Note 4. Pages 104-105.
[21] Disponible sur Queen, la version enregistrée en studio est chantée par le batteur Roger Taylor.
[22] Cf. Note 8.
[23] « Queen- Live At The Rainbow (VHS) », Queenconcerts.com. Page consultée le 15/10/14. Lien : :http://www.queenconcerts.com/official-releases/live-at-the-rainbow-1974.html
[24] Cf. Note 8.
[25] Queen – Live At The Rainbow ’74. DVD. Section « Bonus- mars 1974, Queen II Tour ».