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mercredi 29 avril 2015

des nouvelles de Joni Mitchell

L'icône de la chanson folk américaine est toujours hospitalisée mais ne serait pas dans le coma selon son site officiel.

Selon le site officiel de Joni Mitchell, la chanteuse serait "consciente" et "en pleine possession de ses sens" et, contrairement à ce qu'affirmait un peu plus tôt TMZ, ne serait pas plongée dans le coma.

Joni Mitchell : rumeurs et démentis  - Tous droits réservés ©Alors que de son côté le site d'actualité people annonçait une demande de mise sous tutelle par le tribunal, le communiqué officiel précise: "Le document obtenu par un certain média [TMZ] donne simplement à Leslie Morris, son amie de longue date, l'autorité de prendre des décisions afin de prendre soin de Joni une fois qu'elle aura quitté l'hôpital." 

Le communiqué appelle aussi les fans à continuer d'envoyer leurs messages de soutien à la chanteuse.

Pour rappel, Joni Mitchell est hospitalisée depuis le 31 mars dernier, date à laquelle on l'avait retrouvée inconsciente dans sa résidence.

vendredi 27 février 2015

Critique musicale - Nour Harkati - Dive (2014)

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De Tunis à Paris : Itinéraire

Nour Harkati, auteur, compositeur, interprète, guitariste, et que d’aucuns décrivent aujourd’hui comme troubadour des temps modernes, raconteur d’histoire ou sculpteur d’émotions[1], voit le jour à Tunis, le 27 mai 1987. Le jeune homme grandira ensuite dans un milieu au sein duquel l’art, et plus spécifiquement la musique, occupe une place prépondérante, ses parents étant tous deux musiciens. Sa mère et chanteuse traditionnelle, son père violoniste au sein de l’orchestre national de Tunisie[2]. Très tôt, le jeune garçon empruntera le même sentier que ses parents, étant lui-même attiré par la musique, sans toutefois se cantonner aux mêmes horizons musicaux.

 En effet, revenant pour nous sur ses influences premières,  celle-ci allant de la Pop au Rock Alternatif en passant par la Folk, il confiera, dans un article paru sur notre site le 23 décembre 2014, les propos suivants :

« J'étais influencé par des artistes anglais/américains comme Ben Harper, Jack Johnson, Fink, James Blake, Justin Nozuka. […] Le fait d'avoir une mère chanteuse et un père musicien m'a attiré vers la musique mais cela ne m'a pas influencé réellement pour faire de la musique orientale »[3].

Ainsi, à la rectitude de la tradition orientale, Nour préfèrera explorer des territoires parsemés de Pop, de Soul ou encore de Rock, se révélant certainement plus féconds et propices à son épanouissement artistique et personnel.

C’est à l’adolescence que les premiers soubresauts artistiques se concrétiseront plus ou moins, époque à laquelle Nour donnera ses tout premiers concerts au sein d’un groupe bâti avec quelques camarades lycéens. Cette première expérience poussera ensuite Nour Harkati  à édifier les prémices et contours d’un univers lui étant réellement propre. A 17 ans, il commence à composer ses premières mélodies, couchant du même coup sur le papier ses premiers textes[4].

Ces premières ébauches textuelles, nées dans la langue de Shakespeare, déjà, ou celle d’Averroès, évoquaient différents thèmes comme les relations humaines, la vie de couple ou la gent féminine en général. A cette époque, et d’après ses propres dires, ces premiers textes personnels résultaient de la volonté que Nour mettait à  « essayer d’écrire » plus qu’autre chose, la plume du jeune auteur n’étant pas encore véritablement affutée. De plus, c’est désormais en solitaire qu’il monte sur scène ou arpente les petits bars de Tunis[5]. Nous sommes alors en 2004.

Les scènes et les bars de son pays lui font une place, il en ira de même des ondes et fréquences tunisiennes, les studios de radio lui ouvrant de temps à autre leurs portes pour lui permettre d’assurer quelques passages sur leurs antennes[6].

Les choses évolueront singulièrement à l’entame de l’année 2010. En effet, cette année-là Nour Harkati prendra la décision de mettre en terme à ses études universitaires pour enfin se consacrer de manière pleine et entière à la musique. Très vite le jeune homme montrera des envies d’ailleurs, d’Europe surtout et de France en particulier, car c’est sur notre sol que Nour choisira de poser ses guêtres un jour de 2011 avec pour principal bagage une valise, une guitare et deux chansons composées chez lui en Tunisie. Pour Nour Harkati ce choix ne doit rien au hasard et se voit marqué d’une certaine « logique ».  Il confiera ainsi au sujet de son arrivée en France :

« Pour les Tunisiens, la France est comme un pays complémentaire. On ne se sent pas vraiment étranger ici. C’est plus facile d’aller de Tunis à Paris que de Tunis à New-York. C’est bien de commencer par la France. Et puis, la France, c’est l’Europe aussi. Du coup, ça me paraissait naturel de venir d’abord ici en France. Après, peut-être que je me dirigerai vers l’Amérique du Nord ou l’Australie. Je ne sais pas. Mais ça me paraissait logique de venir ici en France au départ. »[7]

Pour entrer en France et rendre cet exil possible, le jeune homme a pu bénéficier d’une carte de séjour labélisée «  compétences et talents », carte de séjour délivrée spécifiquement sur demande aux artistes étrangers désirant tenter une carrière artistique en France et prouvant formellement l’authenticité et le sérieux de leur démarche. Celle-ci fut instaurée  suite à un partenariat signé entre notre pays et la Tunisie, découlant directement des suites de la révolution dite « de jasmin » que connut le pays maghrébin, entre 2010 et 2011[8].

Totalement seul ou presque, Harkati pourra dans un premier temps compter sur l’aide apportée par deux de ses amis français avant de  frapper à différentes portes dans l’espoir de se faire remarquer par les professionnels du milieu. Nour écumera ainsi les petits bars parisiens avec pour objectif de se construire un premier réseau. A cette époque, il se produit également fréquemment dans les rues de la capitale, seul ou accompagné de musiciens de rue lui étant totalement inconnus et dont les rencontres, souvent, relevaient du hasard[9].

Remarqué, Nour le sera, par le label montpelliérain Send The Wood Music. Il confiera être rentré en contact avec ce label par l’intermédiaire d’une amie[10]. Fait plutôt singulier, Nour Harkati a trouvé accord avec un label indépendant originellement spécialisé dans la production d’œuvres discographiques ancrées dans les univers  Rock et Métal. Séduis par le projet du Tunisien, les dirigeants ne semblent pas avoir hésité à faire de lui l’exception de leur catalogue. Revenant sur cet engagement, Harkati déclare ainsi :

 « […] Mon Label actuel est un label de rock/métal mais quand ils ont découvert ma musique, ils voulaient faire de moi l'exception car ils ont vraiment aimé, et ils ont  vu une bonne énergie en moi ».[11]

Sur le plan strictement scénique, le début de carrière de Nour Harkati fut d’ores et déjà auréolé de quelques concerts et prestations notables. Parmi ceux cis notons principalement une prestation remarquée au Festival Jazz à  Carthage en avril 2014, ouvrant ce jour-là pour Lucky Peterson, un concert donné à La Cigale, en première partie de Kadoline, le 25 septembre de cette même année ou plus tôt encore, une suite de concerts donnée à Oslo, en Norvège, où le jeune artiste se produisit à cinq reprises dès 2013. Nour évolue tantôt seul sur scène avec sa guitare, tantôt accompagné de son groupe[12].

Dive : Première plongée

Dive, premier effort discographique signé par Nour Harkati, fut rendu disponible sur le marché nord-africain dès septembre 2013, l’album paraissant en Tunisie le 30 de ce mois[13]. Il faudra au public français patienter un peu plus d’un an avant de pouvoir jeter une oreille à ce disque. Dive n’est en effet disponible chez nous que depuis début novembre 2014, époque à laquelle l’album s’est vu assurer une sortie internationale, sortant simultanément sur les marchés balte et scandinave[14].

Dive est le résultat d’un travail entamé il y a de cela deux ans, mené entre Paris et Montpellier. L’enregistrement eut lieu dans la capitale où Nour, accompagné entre autres du pianiste Matthieu Lesenechal et du batteur Benjamin Corbeil, travailla avec Stian Vagen Nilsen avant d’achever le travail, sous la houlette de Bruno Varea, dans la capitale héraultaise.

Send The Wood lui garantissant le champ libre, Nour proposera ici un travail personnel, affranchit de toute contrainte et voulu comme tel, notre homme ayant dès le départ des intentions claires et précises, tant sur le plan musical que textuel. Le résultat ainsi obtenu ne relève donc en rien du hasard. Harkati écrit textes et compose mélodies, n’omettant pas toutefois de laisser s’exprimer pleinement ses différents musiciens de studio, bénéficiant du même coup d’une somme d’expériences diverses. Chacun d’entre eux fut ici en mesure de proposer ses idées personnelles, les différentes compositions se complétant, s’enrichissant de la sorte au fil du temps et de la progression du travail effectué[15].

Y ayant consciencieusement réfléchi, l’artiste souhaitait, avec ce premier opus, proposer à l’écoute un ouvrage réellement accessible, simple et dépouillé. Le but avoué étant de demeurer en mesure de proposer une évolution sensible sur le plan musical à l’avenir, Harkati souhaitant notamment considérablement enrichir l’instrumentation de son prochain disque[16].

Les textes livrés ici abordent sans détour aucun l’existence, le vécu de leur auteur. Sur Dive se côtoient ainsi rencontres, impressions, frustrations, ressentis, choses vues, peines ou joies. L’ensemble se voyant parfaitement moulé, lové dans un écrin musical des plus épurés, oscillant joliment entre Pop et Folk, sans être dépourvu de quelques plus légères et discrètes inflexions Blues-Rock, et pourvu d’une production aussi souple que minimaliste.
Le titre (« dive » signifiant « plonger » en anglais) revêt lui aussi une évidente symbolique, symbolique dont le musicien explique la portée comme suit :

«  J'ai choisis ce titre car ma musique est devenue le reflet de mes expériences personnelles et ''DIVE'' parle réellement de mon expérience. J'ai "Plongé" dans le vide, je ne connaissais personne en France, je suis arrivé avec pour seuls bagages une valise et une guitare et pour moi c'était un risque mais  je préférais vivre ma vie avec des sensations pareilles que de vivre dans l'assurance et la  sécurité »[17].

Dive s’ouvre Big Open Sky, un titre au tempo modéré mettant en évidence,  dès ses premières mesures, la voix du chanteur, tout juste appuyée par une nappe de synthétiseur, avant que ne se mette en branle une douce rythmique agrémentée de quelques discrets accords de piano. L’ensemble s’accélère toutefois sur le refrain souligné à propos par des cordes et orné d’accords de guitare plutôt accrocheurs. Passé le refrain, le titre se déroule un bref instant en guitare- voix  avant un retour marqué de la section de cordes appuyant le final du morceau, mettant ainsi en valeurs les chœurs.

Arrive ensuite Between The Sunset And The Dark. Ce titre propose une entame au son doux et aéré,  réalisée à l’aide d’un simple gimmick de guitare acoustique, sur lequel la voix douce et cristalline de Nour se pose sans encombre aucune. Un piano vient ensuite distiller quelques accords sur l’ensemble, avant de se voir imité par une contrebasse à la ligne discrète. Une batterie viendra, à l’entame de la seconde moitié du morceau, se joindre à cet ensemble, imprimant d’un même coup un tempo lent et régulier à ce titre. Le refrain oscille lui entre douceur et subtilité.

Deep Water, la composition suivante, est pourvue d’un intéressant gimmick de six cordes électro-acoustique au rythme  plutôt Pop et enjoué, impression culminant lors de l’exécution d’un refrain des plus accrocheurs au sein duquel se conjuguent adroitement gimmick de percussions, ligne de basse très ronde, son de tambourin et vocaux cristallins et discrètes notes de piano, sans jamais tomber dans une quelconque surenchère, chaque élément sonore se voyant ici parfaitement « dosé ». Résulte de ce travail un titre certes « calibré » mais néanmoins réussi et constituant un agréable moment lors de son écoute. Ce titre évoque la sensation d’étouffement que le jeune artiste, arrivant à Paris et faisant pour la première fois face à une réelle concurrence dans le milieu artistique, a pu ressentir. Il explique ainsi :

« Quand je suis arrivé en France, j’ai été littéralement étouffé par la concurrence. C’est quelque chose que je ne connaissais pas du tout en Tunisie. Ça m’a fait peur. Je me suis senti un peu étouffé, un peu pris dans une eau profonde… »[18]

Down To The River débute par quelques accords de six cordes acoustiques et un minimaliste gimmick percussif, sur lesquels la voix vient vite se plaquer. Les vocaux de Nour Harkati se voient également joliment mis en valeur sur un refrain à la forte imprégnation Folk, savamment relevé en cela par les cordes et les percussions.  De plus on appréciera  un intéressant travail effectué sur les chœurs et la présence d’un léger contraste, perceptible entre l’exécution des refrains et couplets, ces derniers semblants être joués sur un rythme plus lent.

C’est en guitare-voix que débute ensuite le titre Julie, ballade se déroulant sur un rythme lent. Ici la guitare et les vocaux ne sont principalement appuyés que par une ligne de basse plutôt ronde et plus audible que précédemment encore. Part belle est ici faite tant à la voix qu’à la mélodie et ce de belle manière.

Ce sont une nouvelle fois la voix et la guitare qui d’emblée se démarquent à l’entame du titre From Paris To Love, le piano et le violoncelle remplissant quant à eux parfaitement leur office d’ornement, soulignant de leurs notes la grande majorité du morceau, et plus particulièrement son refrain, nous offrant ainsi une fois encore un intéressant contraste sonore entre couplets et refrain.

Le titre Doesn’t Matter What I Sing, premier simple tiré de cet opus, est doté d’un très bon gimmick de guitare en introduction, gimmick subtilement complété par le son cristallin d’un tambourin. La voix de Nour Harkati se voit véritablement mise en avant et offre ici un chant bien plus vif que précédemment. L’instrumentation donne à entendre un joli et entêtant motif de synthétiseur, une rythmique plus lourde que celles des compositions ayant précédé, délivrée sur un tempo lent et régulier, typique du Blues. Le refrain se pare lui volontiers de quelques accents Pop assez accrocheurs. Un changement de registre notable, appréciable, mettant en lumière les capacités de cet auteur-compositeur- interprète à s’approprier différents styles musicaux. L’impression finale est très bonne et le titre réussi.

Out Of Control, par son entame directe et instantanée, met la voix très en avant, celle-ci surplombant les lignes de guitare et de  basse, cette dernière se faisant assez discrète. La rythmique est excellente et joliment mise en valeur par des accords de piano. Une composition au refrain lorgnant une nouvelle fois du côté de la Pop et de la Folk scintillantes. Le pont contenu dans ce titre, bien que très bref,  offre à l’auditeur une intéressante et appréciable césure. La Pop reprendra toutefois très vite ses droits dans la seconde moitié du titre, moitié sur laquelle une guitare électrique se fait joliment remarquer, délivrant quelques accords mouvants. Un titre qui, à l’instar du précédant, laisse entrevoir le potentiel réel et l’habileté de Nour Harkati et qui avec celui le précédant forme certainement le diptyque le plus intéressant et abouti de l’album, ces deux chansons parvenant  nettement à se détacher de cette première collection de titres proposés.

Nous avons ensuite droit à un moment rempli d’émotion et d’intensité, à l’écoute du titre Brother, ballade lente et mélancolique qui se déploie sur de doux accords de piano que complète une ligne de violoncelle empreinte d’une gravité certaine. Le titre, pourvu d’une mélodie simple et soignée,  donne pleinement à l’auditeur l’occasion d’apprécier le timbre de voix et la maitrise vocale de Nour Harkati. Ce titre se veut un hommage rendu par le chanteur à son frère décédé depuis quelques années.  Au sujet de ce titre, il confie ainsi  la chose suivante :

« C’est une chanson que j’ai écrite sur mon frère. Il y a quelques années, il est décédé. C’était en 2005. C’est une chanson  qui peut paraître assez triste de prime abord, mais le fond de la chanson est assez positif au final. C’est juste la mélodie qui est triste. J’ai en tout cas voulu mettre un peu d’espoir dans les paroles. C’est presque ma chanson préférée. Disons que je ressens beaucoup de choses quand je la chante… »[19]

Bearded Man se signale par son introduction, celle-ci étant un texte récité par Nour, plus tard chanté. Un texte auquel très vite succèdent des accords de guitare sur lesquels une voix plaintive et œuvrant dans le registre de l’émotion délivre un chant doux et mélodique de bonne facture.

Dive se referme sur Everything Goes Wrong, l’une des compositions les plus attrayantes du disque et pourvue, elle aussi, d’un gimmick de six cordes plutôt accrocheur, la batterie se chargeant d’imprimer au titre un rythme régulier. On y découvre quelques arrangements non dépourvus de finesse. Les accords de clavier et le riff de guitare électrique, entre autres, peuvent laisser entrevoir et entendre à l’auditeur un degré de liberté et d’improvisation peut-être légèrement plus important que sur les autres titres de l’album. Une conclusion sympathique.

« Dive, Dive into my soul ! »
*****

Avec Dive, Nour Harkati nous livre un premier effort discographique au sein duquel se côtoient simplicité et authenticité, où se concentre l’essence même d’une musique oscillant régulièrement entre Pop et Folk dans un dépouillement sonore ici très clairement assumé. Harkati ne semblait n’avoir pour but que l’essentiel et le but semble bel et bien atteint. Nulle surenchère ou esbroufe sur ce disque, en voici son plus grand mérite, son atout majeur. Un disque très homogène qui nous donne à découvrir l’une des facettes d’un auteur-compositeur semblant avoir plusieurs cordes à son arc[20], ces dernières devants se faire jour sur un prochain album à paraître et  promettant une mutation sonore et stylistique sensible, gage de maturité.

Les plus réfractaires reprocheront sans doute à Nour Harkati un certain manque d’audace, la publication de titres aux structures toutes plus ou moins similaires, les amateurs de titres Pop- Folk, parfois teintés de Blues, de ballades douces et sans prétention aucune, passeront à l’écoute de Dive un moment somme tout agréable. Dive doit avant tout s’apprécier pour ce qu’il est : un premier album, premier « plongeon », d’un jeune artiste appelé à évoluer, progresser à l’avenir. Ainsi, en attendant la parution d’un second album plus mature, audacieux et musicalement abouti, on appréciera de découvrir en Dive une œuvre à la fois accessible, dépouillée, sans fioritures et dont se dégage une honnêteté certaine. Un disque sans prétention et plutôt réussi, gage d’une écoute agréable.

Liste des pistes :
1-      Big Open Sky
2-      Between The Sunset and The Dark
3-      Deep Water
4-      Down To The River
5-      Julie
6-      From Paris to Love
7-      Doen't Matter What I Sing
8-      Out Of Control
9-      Brother
10-  Bearded man
11-  Everything Goes Wrong (titre bonus)

Nour Harkati, Dive, Send The Wood Music /Universal Music, 2014

Xavier Fluet@GazetteDeParis

Publié le : 26/02/2015 par La Gazette De Paris.




[1] Site officiel de l’artiste, section « Biographie », page consultée le 29/01/2015. Lien : http://nourharkati.com/biographie/
[2] Ibid.
[3] Xavier Fluet, « Rencontre avec Nour Harkati », La Gazette De Paris, 23/12/2014. Page consultée le 29/01/2015. Lien : http://gazetteparis.fr/2014/12/23/musique-rencontre-avec-nour-harkati/
[4] Luc Dehon, « Interview de Nour Harkati », Musisphere.com, 15/10/2014. Page consultée le 29/01/2015. Lien : http://www.musisphere.com/interview-111-Nour-Harkati.html 
[5]Ibid.
[6] Cf. Note 3.
[7] Cf. Note 4.
[8] La Révolution tunisienne de 2010-2011, parfois appelée « Révolution de jasmin», est une révolution considérée comme essentiellement non violente, qui par une suite de manifestations et de sit-in durant quatre semaines en décembre 2010 et janvier 2011, a abouti au départ du président de la République de Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali, en poste depuis 1987. L'appellation « Révolution de jasmin » a fait débat, car elle renvoie aussi à la prise de pouvoir de Ben Ali en 1987 (qualifiée de « Révolution au jasmin »). Les Tunisiens préfèrent le nom de « Révolution de la dignité » pour qualifier les évènements de 2010-2011. Ces évènements firent 338 morts et 2174 blessés. « Révolution tunisienne de 2010-2011 », Wikipédia.org. Page consultée le 30/01/2015. Lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_tunisienne_de_2010-2011
 9 « Nour Harkati, l’artiste folk tunisien à découvrir », Les bottines rouges, 22/10/2014. Page consultée le 30/01/2015. Lien : http://www.lesbottinesrouges.fr/2014/10/itw-nour-harkati-l-artiste-folk-tunisien-a-decouvrir.html
[10] Cf. Note 4.
[11] Cf. Note 3.
[12] « Nour Harkati, la valeur montante de la scène tunisienne, à Jazz à Carthage 2014 », Tekiano.com, 08/04/2014. Page consultée le 02/02/2015. Lien : http://www.tekiano.com/2014/04/08/nour-harkati-la-valeur-montante-de-la-scene-tunisienne-a-jazz-a-carthage-2014/
Cf. Note 3.
[13] Cf. Note 12.
[14] Cf. Note 1.
[15] Cf. Note 4.
[16] Ibid.
[17] Cf. Note 3.
[18]  Cf. Note 4.
[19] Ibid.
[20] Nour est aussi l’initiateur d’un projet de musique électronique, avec Matthieu Lesenechal, du nom de 40 Beats. « Dive », un premier album de musique signé Nour Harkati », San11Blog, 6 Novembre 2014. Page consultée  le 25/02/2015. Lien : https://san11blog.wordpress.com/tag/nour-harkati/

jeudi 7 août 2014

Nick Drake: Une biographie à venir

Nick Drake  - Tous droits réservés ©

La première biographie certifiée de l'auteur-interprète anglais sera publiée en automne prochain.

A l'occasion des quarante ans de sa mort, Nick Drake aura droit à un ouvrage sur sa vie écrit par sa sœur Gabrielle Drake, elle aussi chanteuse de folk.

Il aura fallu six ans pour arriver à bout de ce livre qui comportera des lettres et des compositions manuscrites de Nick Drake, ainsi que des notes d'un de ses collaborateurs Robert Kirby et de son producteur Joe Boyd.

Une édition deluxe paraîtra également avec un vinyle de versions inédites de célèbres titres dont 'River Man', 'Time Of No Reply', 'Three Hours' ou encore 'Cello Song' que vous pouvez déjà écouter sur The Guardian.com. 

mercredi 9 octobre 2013

The Progues: Mort de P. Chevron


phil chevron

Philip Chevron, guitariste du groupe folk-punk The Pogues, spécialisé dans la musique folk irlandaise, est décédé d'un cancer mardi à l'âge de 56 ans, a annoncé le groupe sur son site web. "A la suite d'une longue maladie, Philip est mort en paix ce matin", déclare le message.
"Nous adressons tous nos sincères condoléances à sa famille". Philip Chevron avait été soigné d'un cancer de la tête et du cou en 2007, mais une nouvelle tumeur impossible à opérer était apparue en août 2012. Le guitariste, né à Dublin, avait formé le groupe punk The Radiators from Space en 1976 avant de rejoindre les Pogues en 1984. Il avait participé à l'écriture de chansons des Pogues, à côté de leur principal auteur Shane McGowan, et avait donné au groupe l'une de ses chansons les plus célèbres: "Thousands Are Sailing".

Philip Chevron avait rejoint les Pogues en 1984 et en était devenu l'un des membres essentiels dans les années 80 et au début des années 90 lorsqu'il avait acquis une renommée internationale avec les albums "Rum, Sodomy and The lash" et "If I Should Fall From Grace With God". Né à Dublin, Phil avait commencé sur la scène irlandaise avec The Radiators From Space considéré comme le premier groupe punk irlandais. Il avait ensuite pris le chemin de Londres et rejoint The Pogues dont le chanteur était son compatriote Shane MacGowan. Phil avait continué avec le groupe après le départ de MacGowan en 1991 mais avait finalement renoncé trois ans plus tard en raison de problèmes de santé liés à la consommation de drogues et d'alcool. Le groupe s'était dissous en 1996. Victime d'un cancer diagnostiqué en 2007, il avait été déclaré guéri en avril 2012 mais la maladie avait fait sa réapparition. Il était apparu à un concert en son hommage à Dublin il y a deux mois.

dimanche 16 juin 2013

Dylan en France bientôt.





Alors que le musicien-poète américain Bob Dylan, connu pour son rayonnement culturel à travers le monde, poursuit son « Never Ending Tour » (tournée sans fin), il a annoncé un passage à Paris d’ici novembre. Il s’assurera de deux dates au Grand-Rex le 12 et 13 novembre, pour le plus grand plaisir des fans qui pourront se complaire à écouter les fameux classiques de l’artiste ainsi que, sûrement, des titres issus de son dernier album « Tempest« , paru en septembre 2012.

Son passage à Paris s’inscrit notamment dans une actualité nationale proche le concernant. En effet Robert Allen Zimmerman (le réel nom de Dylan) devrait bientôt recevoir… la légion d’honneur ! Un titre que la chancellerie s’est pendant longtemps montrée réticente à lui accorder ; il n’est en effet plus nécessaire de rappeler l’attrait de Dylan pour la marijuana, ainsi que ses positions pacifiques durant la guerre du Viêt Nam !

Enfin Bob Dylan a été nommé le 15 mai dernier membre de l’Académie américaine des Arts et des Lettres.


mercredi 5 juin 2013

Une comédie musicale pour Sting

sting


Un nouvel album, composé à 100% de morceaux originaux, doit sortir début de cet automne. Le dernier enregistrement studio de Sting datait de 2010 pour ''Symphonicities''.
Il s'agit en fait d'un projet pour une comédie musicale qui devrait être jouée à Broadway en 2014. Intitulé ''The Last Ship'', ce sera là le dixième album studio de Sting. Dans un article du New York Times, on apprend que les morceaux ont été écrits " …pour faire avancer l'intrigue de la comédie musicale ". Une ambiance jazzy, folklorique et spirituelle. Les paroles sont chantées dans un dialecte du nord du Royaume-Uni. L'album sera publié le 24 septembre prochain par Interscope (Universal Music).

Il faut remonter jusqu'en 2003 et l'album "Sacred Love" pour pouvoir écouter des titres originaux de l'artiste.

mardi 4 juin 2013

Le grand retour de Sixto Rodriguez !


C’était un nom oublié de la folk music des 70′s… Enfin plus depuis que Sugar Man, le documentaire de Malik Bendjelloul qui retrace la vie du musicien mexicain Sixto Rodriguez, s’est vu primé de toute part (entre autre de l’Oscar 2013 du meilleur documentaire) et est décrit par beaucoup comme l’un des meilleurs documentaires musicaux depuis des lustres.

C’est ainsi que ce film dont le DVD vient de paraître a ressorti des vestiges de la folk ce chaman oublié de la musique qui soufflera bientôt ses 71 bougies et qui fut en son temps un porte-parole majeur du mouvement anti-apartheid.

L’engouement autour de celui qu’on compare souvent à Bob Dylan et qui, rappelons-le, a sorti son dernier et second album – « Cold Fact » – en 1971, est désormais plus que total. En effet, Rodriguez a débuté lundi soir au Zénith une série de trois concerts à guichets fermés tandis qu’il n’est pas revenu à Paris depuis quatre ans et que 99% de ses fans ignoraient son existence jusqu’à la sortie de Sugar Man.

Enfin, la BO du film est déjà Disque d’Or dans de nombreux pays dont la France et après les dates de passage de Rodriguez au Zénith de Paris les 3 et 4 juin, celui-ci sera à la Cigale le 5 et est attendu le 5 juillet au festival Jazz à Vienne.