mardi 14 avril 2015

Michel Polnareff Vs. Cetelem

Le Parisien

Michel Polnareff n'est pas content...et attaque Cetelem. Le chanteur apprécie moyennement la présence d'un de ses sosies dans la publicité de la marque. «Il ne suffit pas de ressembler à Cetelem pour faire du Cetelem.

" Depuis 2011, la société de crédit à la consommation fustige ses concurrents à travers des spots publicitaires télévisés mariant humour et sosies de stars, Marilyn Monroe, Michael Jackson, Bruce Lee…

Tous morts, sauf un… Michel Polnareff donc. Et son sosie ne fait pas du tout rire le vrai chanteur depuis qu’il a découvert cette campagne de communication à son arrivée en Europe, l’été dernier, pour enregistrer son très attendu nouvel album. Le premier depuis vingt-cinq ans.

N’ayant pas donné son accord pour l’utilisation commerciale de sa caricature, l’auteur-compositeur-interprète de 70 ans, dont un demi-siècle de carrière, attaque donc BNP Paribas Personal Finance, qui exploite la marque Cetelem, pour «préjudice moral», «atteinte au droit à l’image, au droit patrimonial et à la dignité dans le cadre d’une utilisation commerciale de sa personne».

Il y a des précédents

Dans l’assignation déposée vendredi dernier au tribunal de grande instance de Paris son avocate cite notamment deux précédents, où Karl Lagerfeld avait fait condamner une marque automobile et Gérard Depardieu une marque de chocolat pour utilisation de leurs sosies sans leur consentement.

Très actif sur les réseaux sociaux, Michel Polnareff estime que cette publicité est très préjudiciable à sa notoriété. «Les internautes sont persuadés que l’artiste a signé un contrat en or avec Cetelem et gagne énormément d’argent avec cette publicité racoleuse, lit-on encore dans l’assignation. Par ailleurs, des centaines de personnes rebaptisent spontanément le chanteur du surnom de Cetelem.»

Les spots publicitaires avec Julien Barcelona, l’un de ses sosies, étant diffusés plusieurs fois par jour, à des heures de grande écoute, Michel Polnareff estime que l’indemnisation doit être proportionnelle au manque à gagner. Il réclame au minimum un million d’euros à BNP Paribas Personal Finance.

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